Logiciel libre : questions précises et réponses vagues

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - service public

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 21 octobre 2009

Vidéo: Les politiques publiques en matière de logiciel libre - Alix Cazenave de l'April

Bonjour,

Voici une interview d'Alix Cazenave, responsable des affaires publiques au sein de l'association April à propos des politiques publiques en matière de logiciel libre. Cette interview a eu lieu lors du Forum Mondial du Libre.

Voici le texte de l'article Intelli'N TV: Les enjeux des politiques publiques autour des logiciels libres est double. D'abord en terme d'usage, en effet les études montrent que les administrations françaises et les collectivités territoriales sont des utilisatrices importantes de logiciels libres. Elles sont à l'origine de la forte dynamique du secteur et elles sont souvent précurseurs en matière d'utilisation de ces technologies qu'elles intègrent au sein de leur système d'information. Alix Cazenave constate par ailleurs, à partir du témoignage des structures publiques, que l'utilisation des solutions open source monte progressivement vers le poste de travail, l'infrastructure étant souvent le premier maillon.

Ensuite, le deuxième enjeu est plus politique notamment avec les problématiques de l'interopérabilité et l'usage des standards. L'April est particulièrement engagé dans ce combat qui consiste à convaincre les responsables politiques de l'intérêt de définir des standards "neutres" afin d'éviter les monopoles de fait considérés comme un frein sur certains marchés mais aussi plus largement à la diffusion des technologies au plus grand nombre. Rappelons-nous de la bataille autour des formats ODF et OOXML qui est révélatrice du conflit entre d'un côté le besoin d'ouvrir le marché à travers la création d'un standard et de l'autre les enjeux financiers d'une telle régulation pour certaines entreprises. L'interopérabilité de son côté, consiste a rendre compatible l'ensemble des technologies, à leur permettre de communiquer librement. Ainsi pour faire simple, L'interopérabilité est l'objectif et le standard, le moyen.

La vidéo au format ouvert OGV ici.

Vidéo sur Dailymotion


Les politiques publiques en matière de logiciel libre - Alix Cazenave

CC BY SA

A bientôt, Jonathan

mercredi 6 mai 2009

Intelli'N TV: Interview de François Elie - Président de l'Adullact - "L'économie du logiciel libre"

Bonjour, Nous avons accueilli François Elie, Président de l'Adullact pour son livre paru aux éditions Eyrolles: "L'économie du logiciel libre".

François Elie, qui est à l'origine Agrégé de Philosophie et élu local, revient sur son parcours de 10 années d'action au sein du mouvement et sur les différentes notions liées aux logiciels libres.

A travers son livre et cet interview, l'auteur nous présente sa vision de l'open source, parfois dérangeante mais toujours pertinente. Cela va de la définition du logiciel libre, au rôle relatif de la communauté en passant par les bénévoles/militants, les forges et les GUL.

Chaque partie (4 en tout) traite d'un sujet en particulier et vaut vraiment le coup d'être écouté:

- Définition du libre

- La communauté et son rôle

- Les bénévoles et les GULs

- Oracle/Sun et les risques que courent l'open source

Je préviens les auditeurs que l'interview soulève de nombreux débats, nécessaires, que nous espérons pourvoir mettre en vidéo un de ses jours...

Vous pouvez déjà commencé à commenté sur ce blog ou sur le blog du livre.

Voici la première partie:

Vous trouverez la suite sur Dailymotion

(je ne l'ai pas encore mis sur Youtube, vous l'aurez la semaine prochaine)

Contenu en ogg/theora sur http://intellintv.blip.tv

Ce contenu est en creative commons "By-SA".

A bientôt, Jonathan

mercredi 14 janvier 2009

Professionnel ou sympathisant du libre: un grand écart impossible ?

Bonjour,

Le Framablog a choisi de traduire et relayer un récent appel à soutien de la Free Software Foundation, qui en profite pour faire le point sur de nombreuses actions passées et à venir. Le titre est parlant : "La Grande offensive 2009." (toolinux, 2009) Dans la lettre ouverte, la FSF estime que "la communauté du logiciel libre doit aujourd’hui se pencher sur de nombreuses problématiques : votre employeur ou votre établissement scolaire exige-t-il de vous que vous utilisiez des logiciels Microsoft ? Exige-t-on de vous l’utilisation de formats propriétaires lors de vos échanges avec votre banque ou certaines administrations ? Forme-t-on vos enfants à l’utilisation de produits Microsoft ou Apple au lieu de leur apprendre à avoir le contrôle de leur ordinateur ?".

Question existentielle pour le professionnel de l'informatique sympathisant:

- D'un côté l'intérêt collectif, public, global qui ne peut que se trouver légitime que la société ne soit pas dépendante d'une entreprise, que nos enfants ne soient pas simplement des cibles marketing.gnu.png

- De l'autre l'analyse professionnelle, économique , qui ne peut que constater que si le marché en est à cet état aujourd'hui c'est que pendant un certain temps la logique propriétaire a fait ses preuves. Que stratégiquement on ne doit pas prendre une décision pour une entreprise uniquement en fonction d'idéaux mais aussi avec une logique de gestion des risques et de pérennité.

Pour autant, comme dans tous les secteurs, la logique de marché ne s'applique pas toujours et il y a des moments ou l'intérêt collectif prime sur l'individuel. Ainsi on peut être professionnel et aborder l'open source avec une logique économique, stratégique et néanmoins être un citoyen, et penser que le libre correspond à une logique publique bénéfique à l'ensemble de la société (on parle d'ailleurs de public good en économie en parlant d'un logiciel libre).

Personnellement c'est mon cas et c'est pour cela que je pense que la FSF, et l'APRIL qui est son extension en France, ont un rôle essentiel à jouer dans le paysage numérique.

Même si on est pas toujours d'accord ;-)

Jonathan

mercredi 17 décembre 2008

S'il ne restait qu'un mot: la mutualisation !

Bonjour,

Mes deux précédents post avaient vocation de mettre en exergue les points faibles de la stratégie open source de certains éditeurs (et pas tous !). Ces points faibles ne doivent pas cacher l'importance de la démarche et le COURAGE stratégique de choisir un modèle en construction. C'est une démarche stratégique innovante et risquée.

Au delà de ce challenge en terme de modèle économique, le principe fondamental est là: la mutualisation. En fournissant, même en décalage, les outils développés en open source on œuvre pour le bien collectif. L'open source a vocation à circuler, être copié, modifié... Pour l'intérêt collectif que ce soit du concurrent (aie!) que de l'utilisateur lambda (pro ou particulier).107.jpg

Dans cette démarche, l'open source se rapproche de la recherche: Une bonne dose de compétition, une course à l'excellence mais à la fin tout le monde profite des résultats.

En poussant le marché vers le haut technologiquement (sans le capter), l'open source favorise l'innovation, la concurrence par l'excellence (et pas par la dépendance)... C'est pour cela que beaucoup d'ultra libéraux, qui ne sont pas les plus sensibles au principe de mutualisation ;-), sont pour l'open source car il favorise l'interopérabilité, la concurrence sur les marchés...

De mon côté, je préfère y voir un bon exemple pour qu'un marché, celui de l'informatique, puisse proposer un modèle qui réponde à la fois à la logique économique pour les professionnels et puisse profiter aux particuliers, aux associations...Et éviter ainsi une "fracture numérique" entre les plus riches et les plus pauvres.

A bientôt, Jonathan

lundi 24 novembre 2008

Service public, open source et développement durable: L'exemple de la ville d'Albi

Bonjour,

La première fois que j'ai entendu parlé d'open source, de service public et de développement durable, c'est lors de la mise en place des Vendanges du libre sur le Tarn. En travaillant avec Jean-François Martel, DSI de la Mairie, j'ai découvert que la Mairie avait non seulement migré l'ensemble de ses postes vers open office mais avait aussi inclus les logiciels libres dans son agenda 21. Il est intéressant de voir sous quel angle la ville a développé son approche du libre.

"Fiche action 33 de l'agenda 21 - Orientation : Inscrire la collectivité dans une dynamique constante d'amélioration de son fonctionnement

Titre : Développer l'utilisation des logiciels libres au sein de la collectivité

Enjeu: Développement durable

Objectifs

Dans le cadre de la mise en oeuvre de son système d'information, la Ville souhaite s'assurer de la maîtrise de l'information traitée et produite sans être dépendant d'éditeurs logiciels. L'objectif est également de pouvoir faire évoluer librement les outils logiciels, grâce à la disponibilité des codes sources, en fonction des besoins réels de la ville, sans être contraint de suivre les stratégies économiques des éditeurs logiciels. empreinte_durable.jpg Les licences de ces outils étant souvent gratuites, il est ainsi possible de déployer ces logiciels sans forte contrainte budgétaire, sur tous les postes de travail des agents de la Ville, favorisant ainsi l'utilisation d'outils communs et homogènes dans les différents services et donc le partage de documents numériques.

Les objectifs de déploiement de logiciels libres concerne l'ensemble des logiciels utilisés par la collectivité :

• Logiciels systèmes : serveur, poste de travail

• Logiciels de bases de données

• Outils logiciels communs : bureautique (traitement de texte, tableur, outil de création de diaporama, outil de dessin et de retouche photo, messagerie, agenda, intranet ...)

• Applications métiers Par ailleurs, le principe de développement des logiciels libres étant « communautaire » (chacun amène une pierre à l'édifice), la Ville participera activement au développement d'un logiciel concernant un de ses métiers, qui sera intégré dans le système d'information de la Ville.

Actions à mettre en oeuvre ou à poursuivre

Pour tout besoin existant ou nouveau (retouche photo, planification), prise en compte des solutions libres existantes en validant l'adéquation besoin / fonctionnalité tout en s'assurant de la pérennité de ce logiciel à travers les services de support et la prise en compte d'évolutions techniques et/ou fonctionnelles. Participation à un des projets coordonnés par l'Adullact pour la réalisation d'un logiciel métier sous licence libre GPL (Global Public Licence), en fournissant une partie des ressources nécessaires à l'élaboration et au déploiement de ce projet.

Indicateurs

Nombre de logiciels libres gérés par la DSI Rapport moyen logiciel libre / logiciel du commerce par typologie de poste de travail Ratio nombre de serveurs fonctionnant sous Linux par rapport à des solutions propriétaires Evolution du coût de maintenance logiciel et du coût d'investissement logiciel Nombre de projets « logiciels libres » où la ville d'Albi participe aux Groupes de Travail Collaboratif"

Instructif non ?

Jonathan

- page 1 de 2