IT & Open Source : questions précises et réponses vagues

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mardi 31 mai 2011

Vidéo: Editeur ou SSII : Qui choisir quand on parle de logiciel Open Source ? Et à quels moments ?

Bonjour,

open source et SSII

Voici la vidéo réalisée lors de Solutions Linux open source 2011 sur mon sujet de thèse. Philippe Scoffoni m’interviewe sur un sujet qui me passionne donc cela dure 10 minutes ;-)

Nous revenons ensemble sur les différents éléments autour du logiciel open source ou logiciel libre (comme nous sommes dans une logique économique il semble que le terme open source soit plus pertinent). Ces éléments vont influencer la prestation et le choix du bon prestataire, l'éditeur ou la SSII ou les deux. Je vous laisse regarder la vidéo pour vous faire une idée de la façon dont je traite le sujet (ce n'est qu'une approche, elle est discutable et à discuter !).

Voici le lien de la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=SJBuIjCB3zE (CCBYSA bien entendu).

Pour rappel, le sujet a été traité dans un précédent post sous forme écrite: Editeur ou SSII : Qui choisir quand on parle d''open source ?

Librement, Jonathan

mardi 8 mars 2011

Editeur ou SSII : Qui choisir quand on parle de logiciel open source ?

Bonjour,

J'ai eu l'occasion de discuter avec Philippe CHAPIER DSI du groupe Marie Claire, et membre du club Décision DSI, sur le positionnement des éditeurs et des SSII. La question était simple: Qui dois-je solliciter et à quels moments ?

Pour répondre à cette question j'ai proposé le schéma suivant, avec les limites de ce type d'exercice :

Editeur, SSII et open source

Explication de texte:

Intervention de niveau 1

Ce sont les interventions sur le cœur du logiciel, il s'agit ici du domaine exclusif de l'éditeur ou de la communauté.

Cependant il peut arriver qu'un prestataire externe intervienne sur ce cœur, modifications majeures dans la figure, indépendamment de la communauté. Il s'agit alors d'un Fork, c'est à dire un dérivé du logiciel indépendant de la version originale. Cette situation est la plus risquée technologiquement pour l'utilisateur qui se retrouve avec une version « unique » du logiciel. Généralement, les éditeurs et les SSII, qui collaborent activement, ont mis en place des stratégies pour éviter cette situation qui favorise l'obsolescence du logiciel.

Dans le cas de communautés, certains prestataires ont mis en place une véritable stratégie d'éditeur qui consiste à faire valider par la communauté les évolutions majeures demandées par leurs clients. Cependant, il est important de s'interroger sur le rôle du prestataire et son influence sur la communauté.

Intervention de niveau 2

Ces modifications consistent à apporter des modifications mineures au logiciel, le plus souvent des adaptations liées à des besoins spécifiques du client.

C'est le domaine d'intervention sur lequel se positionne majoritairement les intégrateurs. Dans le cas d'une SSII dont l'activité est fortement orientée vers les technologies "web" (création de site internet, extranet...), l'entreprise va utiliser des outils de gestion de contenu open source. Et cela pour proposer à leurs clients des solutions "individualisées" en terme de graphisme, de fonctionnalités spécifiques ou plus simplement de d'articulation du contenu. Il s'agit alors de modifications mineures.

Intervention de niveau 3

Ces interventions consistent à proposer des extensions qui permettent d'ajouter des fonctionnalités au logiciel ou lui permettre de communiquer avec d'autres logiciels.

Les éditeurs et les SSII interviennent sur cette catégorie d'offre de solution, les SSII en fonction des attentes des clients et les éditeurs dans un objectif plus stratégique. Ces extensions peuvent être open source ou être « privatisées » et commercialisées parallèlement au logiciel.

A bientôt, Jonathan

jeudi 10 septembre 2009

Bilan et usages de l'open source et des logiciels libres en entreprises: 3 interviews vidéos

Bonjour,

Je vous propose 3 interviews vidéos de moins de 5 minutes chacune sur le bilan de l'open source et des logiciels libres dans l'entreprise. Au programme:

- Open source- point 2009 du Syntec - Alexandre Zapolsky

Alexandre Zapolsky, charismatique dirigeant de Linagora,

- Open source au sein de TDF - Bruno Annic – Directeur informatique TDF

Bruno Annic qui dans son travail d'intégration du libre participe au développement de celui-ci.

- Bilan et usage du logiciel libre en entreprise - Gilles Lefranc - Directeur Général Logica Ouest

Gilles Lefranc dont le témoignage nous montre que le libre intéresse les grandes SSII.


Open source - Point 2009 du Syntec par A. Zapolsky

L'open source au sein du groupe TDF par Bruno Annic - DI

Ces interviews ont été intéressantes. Ce qui m'a le plus frappé lorsque nous les avons réalisé c'est le décalage entre le discours "Business" et le centrage de l'évènement autour de l'aspect fortement associatif (il n'y a pas de stand d'entreprises dans les RMLL). Il n'y a que l'open source pour offrir une telle diversité ;-)

open_source_spirit.jpg

A bientôt, Jonathan

lundi 20 avril 2009

Oracle rachète Sun: Détails

Oyez oyez braves gens:

"Surprise ! Ce n'est pas IBM, mais bien l'éditeur Oracle qui a annoncé le 20 avril 2009 avoir conclu un accord pour le rachat de Sun Microsystems au prix de 9,5 dollars par action en numéraire. Cette transaction est évaluée à environ 7,4 Md$, soit 5,6 milliards hors position nette de dette et de trésorerie. IBM n'aurait offert que 6,5 Md$ en février 2009.

Oracle a précisé que Sun Microsystems continuera de fonctionner comme une division séparée jusqu'à la fin de la transaction. Une fois finalisée, d'ici l'été sans doute, l'opération lui permettra d'acquérir son système d'exploitation Unix Solaris, mais aussi Java, le langage utilisé par Oracle Fusion Middleware et son concurrent chez IBM, ainsi que MySQL, la première base de données mondiale en open source, et enfin sa suite bureautique Star Office, également en open source. Autant de logiciels qui permettront à Oracle de mieux rivaliser avec son grand rival dans le BtoB : Microsoft.

Oracle intégrera les 11 000 partenaires de Sun

L'éditeur a précisé que les 11 000 partenaires de Sun Microsystems qui le souhaitent pourront intégrer son programme Oracle Partner Network (OPN). Les solutions de Sun seront distribuées par son réseau de distribution. En revanche, l'éditeur devrait conserver le réseau de distribution existant de Sun pour la commercialisation de son offre matériel, ses serveurs notamment. Selon Oracle, les activités acquises vont alors contribuer à hauteur de plus de 1,5 milliard de dollars à son profit opérationnel ajusté, puis de plus de 2 milliards l'année suivante.

Que faire de l'offre serveurs de Sun ?

Côté matériel, Oracle n'est pas forcément intéressé par les systèmes et librairies de stockage de StorageTek, constructeur racheté par Sun pour 4,1 Md$ en juin 2005. Sauf pour pousser les ventes de ses bases de données éventuellement. En revanche, même sur un marché en déclin, Oracle disposera du portfolio de serveurs numéro 4 mondial du secteur (9,3 %). L'éditeur peut ainsi espérer gagner des parts de marché significatives pour la vente d'applications pré chargées. Rappelons que Sun Microsystems et HP, un bon partenaire d'Oracle, ont annoncé en février 2009 un partenariat important permettant à HP d'utiliser son système d'exploitation Solaris 10 pour les clients qui le souhaitent. Quant au processeur UltraSPARC équipant les serveurs haut de gamme de Sun, il n'intéresse pas vraiment Oracle. Revendra-t-il cette activité à un tiers ?

Sun Microsystems est en difficulté

Pour mémoire, Sun Microsystems a annoncé le 31 octobre 2008 des pertes de 1,68 Md$ sur son troisième trimestre 2008, alors qu'il réalisait un bénéfice de 89 M$ un an plus tôt. Il a donc annoncé la suppression en 2009 de 5.000 à 6.000 postes, soit entre 15 et 18% de son effectif mondial. Quant à sa valorisation boursière de Sun elle a perdu près de 80% de sa valeur en 2008 à environ 3 Md$. Enfin, Sun s'est réorganisé dès fin 2008 en trois divisions: Application Platform Software, qui englobe ses activités logicielles et open source, dont Java et MySQL ; Systems Platforms, branche dédiée aux OS, dont Solaris 10, à la virtualisation et aux produits associés ; et enfin Cloud Computing & Developer Platforms. "

Source , article cité intégralement: http://www.channelbp.com/content/oracle-rachete-sun

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lundi 5 janvier 2009

2009, année de la crise et de l'open source ? pas forcément ...

Bonjour,

Tout d'abord meilleurs vœux 2009 !

2009 est une année qui à défaut de nous apporter de la croissance saura sans doute nous donner plus de lisibilité sur la réalité du marché.

Du côté de l'investissement:

Constat: La finance va mal et quand la finance se porte pale ce sont les projets innovants qui en pâtissent. Va-t-on constater un désengagement de la part des financiers sur les marchés de l'informatique et plus particulièrement de l'innovation ?

Moins d'argent, cela n'est pas forcément négatif car ce manque de moyens peut favoriser les projets basés sur la mutualisation, la coproduction, les regroupements... mais aussi les entreprises disposant de moyens financiers disponibles.

Donc Microsoft, and co, et les entreprises open source vont sans doute voir disparaître beaucoup de leurs concurrents éditeurs qui ont fait le choix du propriétaire mais qui n'ont pas les moyens de suivre.

Au choix soit le rachat soit la libéralisation du code...Décision pas évidente quand on a énormément investit !

Du côté de la demande:

Certains analystes partent du principe que la réduction des budgets va favoriser l'open source...

Pas si évident que cela, nous savons que l'open source nécessite souvent un investissement de départ important, que c'est justement la première année de migration qui est la plus couteuse et qu'il faut investir sur le moyen terme. Investir, un verbe pas tellement d'actualité ;-)

Sans compter que les Saas et cloud computing vont aussi en profiter pour faire miroiter des possibilités d'économie ou du moins l'étalement progressif...

Ainsi comme la plupart des entreprises du secteur, l'open source va sans doute souffrir de cette crise. Je pense surtout aux éditeurs qui supportent le développement de leur solution seul ou avec une communauté réduite.

A contrario, les projets plus communautaires vont bénéficier du report des investissement de certaines entreprises qui abandonneront des projets internes pour chercher davantage à adapter des produits open source.

Bilan (digne de madame Soleil): l'open source va sans doute continuer à croître mais laissera quelques cadavres sur le chemin.

Boule_cristal1.png

A bientôt, Jonathan

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