Qu'apporte open source, le logiciel libre au sein de l'entreprise ? Quelles influences ces technologies ont-elles sur l'efficacité du système d'information ? Peut-on parler dans le logiciel libre uniquement de l'aspect fonctionnel et des coûts ? Existe-t-il une différence entre le modèle de développement et le modèle de diffusion ? Ces interrogations ne sont pas anodines et même si elles sont parfois éloignées d'une décision purement économique, à court terme, elles ont cependant un impact important à moyen terme et à long terme sur la pérennité du système d'information.
Tag - Développement durable
vendredi 30 avril 2010
Les bonnes pratiques : le rôle du logiciel libre dans l’amélioration des méthodes de travail
Par Jonathan Le Lous le vendredi 30 avril 2010, 09:34 - Zoom sur l'open source...
lundi 15 juin 2009
SSII et Open source: Des loups dans la bergerie ?
Par Jonathan Le Lous le lundi 15 juin 2009, 11:47 - Hume(o)ur libre
Bonjour,
Je me suis rendu dernièrement à la réunion concernant la Roadmap 2020 L'échange était intéressant.
Un point est venu me titiller car ce n'est pas la première fois que j'en entend parlé: Les SSII seraient des opportunistes qui iraient à l'encontre du modèle du libre....
Pour bien comprendre en quoi cela m'interroge c'est que je fais une thèse sur: L'intégration de l'open source au sein des sociétés de service informatique... Donc je travaille sur les grands méchants et la façon dont ils peuvent intégrer le libre (je suis donc un collaborateur d'après la doctrine).

Alors les SSII: Des loups dans la bergerie ?
- Qui sont les moutons alors ? Les libristes ? Vous considérez vous comme des moutons ? Il me semble que c'est le contraire, le libre s'est développé sur l'idée que nous n'étions pas des moutons à la solde de certaines (une ?) entreprises.
- Les SSII des opportunistes ? Eh oui, c'est le cas, les SSII ne s'intéressent au libre que parce qu'elles y trouvent des solutions pour leurs clients avec un gain supérieur au propriétaire. Donc il y a des intérêts très marqués. Pour autant, les entreprises du libre sont-elles des structures neutres dont la vocation est uniquement de garantir la pérennité du mouvement ? Non, elles ont un objectif similaire, développer l'activité et faire du profit....
La différence: Ces dernières ont compris dès le départ qu'il faut investir dans le développement, dans le lien avec la communauté pour que les solutions soient pérennes (ce qu'elles ne font pas toutes et parfois loin de là).
Pour conclure, Les SSII sont opportunistes mais elles restent les premiers intégrateurs d'open source dans les entreprises voir ce post. Plutôt que de prôner un djihad du libre, il semblerait plus pertinent de développer une démarche pédagogique et stratégique vis-à-vis de celles-ci (c'est l'objectif de ma thèse). Montrer que le modèle de l'open source nécessite une approche de fond qui ne peut-être que dans leur intérêt. Bien entendu, je ne me leurre pas sur son impact (les thèses finissent dans des étagères)...
Bref, les inviter à la table des discussions, les impliquer dans la démarche. Le projet Intelli'N, par exemple, est nait de ce constat: Regrouper les SSII pour les aider à intégrer l'open source mais aussi mutualiser pour participer à l'écosystème du libre. L'avenir nous dira si cette approche est la bonne.
Pour reprendre la métaphore agricole: Profiter de l'open source sans
y ajouter sa contribution c'est comme exploiter une terre sans
l'entretenir. Un jour le sol deviendra stérile et nous le paierons
tous. Dans cette optique vous avez le choix entre devenir un Ecolo-citadins et
faire la guerre aux agriculteurs ou alors travailler avec eux pour améliorer
notre sort collectif (c'est un choix personnel). Bon c'est vrai, c'est le genre
de phrase facile à dire et difficile à faire 
Bien entendu mon approche est partielle et partiale mais fondée,
A bientôt, Jonathan
jeudi 5 mars 2009
Eric Barroca, en direct de l’Open Source Think Tank sur lemondeinformatique.fr
Par Jonathan Le Lous le jeudi 5 mars 2009, 10:06 - Zoom sur l'open source...
Bonjour,
Voici deux posts très intéressant de Eric Barroca, Président du directoire de Nuxeo sur le blog du monde informatique.fr:
Le témoignage est très instructif et le retour sur les business case aussi.
On reste un peu sur sa fin car on aurait envie d'en savoir encore plus, de
participer (difficile pour nous humbles mortels d'aller aux Etats Unis pour
cela
...
On notera l'idée suivante: Stratégiquement un éditeur de logiciel qui se positionne sur une technologie open source existante, doit éviter le fork au maximum même si son activité l'y pousse (demande d'un client).
"Rester aligné avec le projet initial et éviter le « fork », qui est la solution de facilité quand on est en retard sur une livraison. Conserver du temps pour se tenir au fait des développements du projet initial et y apporter ses patchs. C’est contraignant à court terme mais bénéfique à long terme."
Le regard vers le ciel, le drapeau du libre dans le vent, une phrase est lâchée:
"Et ne jamais oublier que ce qui renforce la communauté, renforce aussi son entreprise."
C'est beau, c'est de l'open source spirit

A bientôt, Jonathan
vendredi 19 décembre 2008
Firefox et le phénomène de dépendance technologique
Par Jonathan Le Lous le vendredi 19 décembre 2008, 09:42 - Hume(o)ur libre
Bonjour,
Une fois n'est pas coutume une très bonne analyse de Philippe Scoffoni sur Firefox considéré comme un outils risqué pour les entreprises.
C'est intéressant car on s'aperçoit que l'utilisation d'une technologie tient parfois à peu de chose...
L'exemple de Firefox est intéressant car c'est un outils qui concrètement
équivaut sur bien des points à IE et le dépasse sur d'autres.
La stratégie de Microsoft continue ainsi a bien marché car en créant une dépendance entre ses différentes solutions (phénomène de captation), elle favorise l'utilisation de ses produits même dans les situations où ils ne sont pas les plus pertinents.
Cette problématique se rencontre chaque jour en entreprise quand on travaille sur la migration open source, on est souvent bloqué par le choix d'une technologie, d'un éditeur. C'est ici, où les entreprises devraient vraiment réfléchir en terme stratégique à l'impact de leurs choix car plus elles choisissent la facilité avec des solutions packagées propriétaires et plus elles favorisent leur dépendance pour le futur envers ces éditeurs.
Mais cela aussi s'évalue: Ma dépendance vis-à-vis de ce fournisseur est-elle critique ou engendre-t-elle des risques stratégiques pour le futur en fonction de mon activité ? Parfois oui ou parfois non selon l'activité de l'entreprise. Deux situations proches peuvent aboutir à deux réalités différentes.
A bientôt, Jonathan
mercredi 17 décembre 2008
S'il ne restait qu'un mot: la mutualisation !
Par Jonathan Le Lous le mercredi 17 décembre 2008, 10:05 - Les principes du libre
Bonjour,
Mes deux précédents post avaient vocation de mettre en exergue les points faibles de la stratégie open source de certains éditeurs (et pas tous !). Ces points faibles ne doivent pas cacher l'importance de la démarche et le COURAGE stratégique de choisir un modèle en construction. C'est une démarche stratégique innovante et risquée.
Au delà de ce challenge en terme de modèle économique, le principe
fondamental est là: la mutualisation. En fournissant, même en décalage, les
outils développés en open source on œuvre pour le bien collectif. L'open source
a vocation à circuler, être copié, modifié... Pour l'intérêt collectif que ce
soit du concurrent (aie!) que de l'utilisateur lambda (pro ou
particulier).
Dans cette démarche, l'open source se rapproche de la recherche: Une bonne dose de compétition, une course à l'excellence mais à la fin tout le monde profite des résultats.
En poussant le marché vers le haut technologiquement (sans le capter), l'open source favorise l'innovation, la concurrence par l'excellence (et pas par la dépendance)... C'est pour cela que beaucoup d'ultra libéraux, qui ne sont pas les plus sensibles au principe de mutualisation ;-), sont pour l'open source car il favorise l'interopérabilité, la concurrence sur les marchés...
De mon côté, je préfère y voir un bon exemple pour qu'un marché, celui de l'informatique, puisse proposer un modèle qui réponde à la fois à la logique économique pour les professionnels et puisse profiter aux particuliers, aux associations...Et éviter ainsi une "fracture numérique" entre les plus riches et les plus pauvres.
A bientôt, Jonathan
« billets précédents - page 1 de 3


