IT, service et open source: questions précises et réponses vagues

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lundi 4 janvier 2010

L'identité nationale en creative commons ?

Bonjour,

D'humeur jovial en ce début d'année, je m'offre un petit post sur un sujet brulant: L'IDENTITE NATIONALE (brrr cela fait froid dans le dos ;-) )

L'identité nationale serait-elle libre ? Peut-on la mettre sous licence libre creative commons ?

Après tout la notion d'identité nationale, de nation, a été le fruit d'une création donc soumise au droit d'auteur et est rentrée dans le domaine public au bout de 70 ans. La France n'existait pas il y a 2000 ans, elle a été inventé par des peuples, monarques, oligarques... Est-ce un bien ou un mal peu importe le résultat est là, un nom déposé, une constitution rédigée, un signe de reconnaissance sans parler de la baguette et du vin ;-)

Mais voilà, la France n'a pas de propriétaire, on peut librement utiliser son nom, le copier, le dupliquer, le modifier, il fera de toute façon référence à un territoire (BY) et on ne pourra se l'approprier (SA).

On peut se la représenter comme un pays clair ou sombre, métissé, avoir un flamme dans les yeux ou sur l'affiche pour en parler, un accent pour en vanter ses territoires, la critiquer en permanence (sport national), ce pays appartient à tous, tout en étant à personne.

Chacun peut en penser ce qu'il veut, librement, gratuitement et faire de l'ingénierie inverse sans problème ;-)

France en creative commons

Il y a autant d'Identité Nationale que de distribution Linux... (c'est dire ;-) ) : Les éthiques, les puristes, les métisses, les commerciales (je vous laisse mettre les noms dessus).

Bref un petit post qui ne casse pas une patte à un coq pour dire que l'identité française est en CC BY SA donc non appropriable !

A bientôt, Jonathan

lundi 15 juin 2009

SSII et Open source: Des loups dans la bergerie ?

Bonjour,

Je me suis rendu dernièrement à la réunion concernant la Roadmap 2020 L'échange était intéressant.

Un point est venu me titiller car ce n'est pas la première fois que j'en entend parlé: Les SSII seraient des opportunistes qui iraient à l'encontre du modèle du libre....

Pour bien comprendre en quoi cela m'interroge c'est que je fais une thèse sur: L'intégration de l'open source au sein des sociétés de service informatique... Donc je travaille sur les grands méchants et la façon dont ils peuvent intégrer le libre (je suis donc un collaborateur d'après la doctrine).

open_source_spirit.jpg

Alors les SSII: Des loups dans la bergerie ?

- Qui sont les moutons alors ? Les libristes ? Vous considérez vous comme des moutons ? Il me semble que c'est le contraire, le libre s'est développé sur l'idée que nous n'étions pas des moutons à la solde de certaines (une ?) entreprises.

- Les SSII des opportunistes ? Eh oui, c'est le cas, les SSII ne s'intéressent au libre que parce qu'elles y trouvent des solutions pour leurs clients avec un gain supérieur au propriétaire. Donc il y a des intérêts très marqués. Pour autant, les entreprises du libre sont-elles des structures neutres dont la vocation est uniquement de garantir la pérennité du mouvement ? Non, elles ont un objectif similaire, développer l'activité et faire du profit....

La différence: Ces dernières ont compris dès le départ qu'il faut investir dans le développement, dans le lien avec la communauté pour que les solutions soient pérennes (ce qu'elles ne font pas toutes et parfois loin de là).

Pour conclure, Les SSII sont opportunistes mais elles restent les premiers intégrateurs d'open source dans les entreprises voir ce post. Plutôt que de prôner un djihad du libre, il semblerait plus pertinent de développer une démarche pédagogique et stratégique vis-à-vis de celles-ci (c'est l'objectif de ma thèse). Montrer que le modèle de l'open source nécessite une approche de fond qui ne peut-être que dans leur intérêt. Bien entendu, je ne me leurre pas sur son impact (les thèses finissent dans des étagères)...

Bref, les inviter à la table des discussions, les impliquer dans la démarche. Le projet Intelli'N, par exemple, est nait de ce constat: Regrouper les SSII pour les aider à intégrer l'open source mais aussi mutualiser pour participer à l'écosystème du libre. L'avenir nous dira si cette approche est la bonne.

Pour reprendre la métaphore agricole: Profiter de l'open source sans y ajouter sa contribution c'est comme exploiter une terre sans l'entretenir. Un jour le sol deviendra stérile et nous le paierons tous. Dans cette optique vous avez le choix entre devenir un Ecolo-citadins et faire la guerre aux agriculteurs ou alors travailler avec eux pour améliorer notre sort collectif (c'est un choix personnel). Bon c'est vrai, c'est le genre de phrase facile à dire et difficile à faire ;-)

Bien entendu mon approche est partielle et partiale mais fondée,

A bientôt, Jonathan

jeudi 29 janvier 2009

Linus Torvald analyse la stratégie de distribution de Microsoft

Bonjour,

Voici un article de PC impact à partir d'un article de Computer World.

"Dans une longue interview accordée à Computer World, Linus Torvalds, que l'on ne présente plus, a abordé de nombreux sujets : les changements (trop) importants de KDE, la forte croissance d'Ubuntu, le système de gestion Git, et le futur de Linux. Torvalds a cependant répondu à une question qui s'annonçait polémique : Que pensez-vous de Windows Seven et du cycle de développement des systèmes d'exploitation de Microsoft ?

Un nouveau Windows tous les deux ans ?

linux torvalds « Windows 7 sera meilleur que Vista veut beaucoup dire. Microsoft disposera d'un avantage immense en matière de relations publiques, puisque les gens vont le comparer à Vista et penser qu'il est bon, et donc "les anges vont chanter de nouveau” comme ils l'ont fait avec Windows 95 par rapport à Windows 3.1. Mais peut-être que Microsoft l'a fait volontairement » interroge ironiquement Linus Torvalds.

Ce dernier voit cependant en la sortie de Seven non seulement un moyen de corriger le tir par rapport à Vista, mais aussi peut-être un changement de politique en matière de renouvellement de système d'exploitation.

« Je pense que Microsoft a compris que le cycle de développement de Vista a été trop long et qu'il serait insensé de recommencer. Ils se sont probablement fixé un cycle de développement de deux ans, et je pense que c'est trop long. Ils devraient séparer le système d'exploitation des applications et le sortir plus tôt.

Pour Linux, six mois est une durée très courte. Vous espérez que toutes les parties que vous mettrez ensemble seront stables, mais il y aura des surprises, et six mois est un cycle très court quand vous cumulez autant de logiciels. Un cycle annuel de sortie est un cycle raisonnable pour réaliser une distribution complète. »

Le problème du porte-monnaie

Pour Linus, un Windows tous les deux ans aurait, qui plus est, un avantage très important financièrement. Les différentes mises à jour de Mac OS X sont ainsi l'exemple parfait que devrait suivre la firme de Redmond.

« Dans le monde Linux, une distribution par an est raisonnable, mais ensuite vous avez les versions "incrémentales". Il est difficile pour une entreprise commerciale comme Microsoft, qui souhaite que les gens paient pour chaque nouvelle version, d'effectuer une mise à jour annuelle. Apple a fait des mises à jour plus rapides, mais a réduit les coûts de chaque sortie. Ce n'est pas un problème pour le monde de l'open source, avec les logiciels gratuits, mais c'est un point que Microsoft doit prendre en compte. Ils veulent que les gens louent leur logiciel, mais les utilisateurs ne le veulent pas. Si vous développez durant cinq ans et réalisez de nombreux changements, cela devient plus douloureux pour le consommateur. Le coût de la "douleur" peut être plus élevé que le coût du système d'exploitation, ce qui explique pourquoi les gens prennent leur temps à mettre à jour leur système. Une grande partie des raisons du succès de Microsoft dans les années 90 n'est plus. »"


Strategie

Quelle belle conclusion !

Malgré le partie pris de Linus, on ne peut qu'être d'accord avec la pertinence de son analyse et le fait qu'il ait choisi la comparaison avec Apple est parlante.

Ainsi la concurrence de Linux, et donc du libre, permet aux autres éditeurs de faire évoluer leurs stratégies et les oblige à innover !

Jonathan

vendredi 19 décembre 2008

Firefox et le phénomène de dépendance technologique

Bonjour,

Une fois n'est pas coutume une très bonne analyse de Philippe Scoffoni sur Firefox considéré comme un outils risqué pour les entreprises.

C'est intéressant car on s'aperçoit que l'utilisation d'une technologie tient parfois à peu de chose...

L'exemple de Firefox est intéressant car c'est un outils qui concrètement équivaut sur bien des points à IE et le dépasse sur d'autres.firefox-eye.jpg

La stratégie de Microsoft continue ainsi a bien marché car en créant une dépendance entre ses différentes solutions (phénomène de captation), elle favorise l'utilisation de ses produits même dans les situations où ils ne sont pas les plus pertinents.

Cette problématique se rencontre chaque jour en entreprise quand on travaille sur la migration open source, on est souvent bloqué par le choix d'une technologie, d'un éditeur. C'est ici, où les entreprises devraient vraiment réfléchir en terme stratégique à l'impact de leurs choix car plus elles choisissent la facilité avec des solutions packagées propriétaires et plus elles favorisent leur dépendance pour le futur envers ces éditeurs.

Mais cela aussi s'évalue: Ma dépendance vis-à-vis de ce fournisseur est-elle critique ou engendre-t-elle des risques stratégiques pour le futur en fonction de mon activité ? Parfois oui ou parfois non selon l'activité de l'entreprise. Deux situations proches peuvent aboutir à deux réalités différentes.

A bientôt, Jonathan

mercredi 10 décembre 2008

Editeurs open source: Plus égocentrique que Microsoft ?

Bonjour,

Ah, enfin un titre provocateur !

Si je le lance ce n'est pas anodin, c'est une véritable question de pratique basée sur deux situations concrètes que j'ai vécu récemment. En contactant des Éditeurs Orientés Service (What else ?) open source en voulant leur proposer de devenir intégrateur, j'ai rencontré un mur de silence. "Intégrateur non! Partenaire oui !", la différence c'est dans le premier cas on paie l'équivalent d'un SAV, de prestation de service, de garantie et de l'autre on coupe la poire en deux...Ce n'est pas la même démarche...Faire 50/50 sur de la prestation logiciel c'est beaucoup surtout si on veut juste proposer nos services à des pme/tpe....

Cette démarche met en exergue la limite actuelle du modèle open source: Comment peut-on (doit-on) rémunérer les éditeurs ? Les développeurs ? C'est un enjeu important car comme le soulignait François Elie lors du forum mondial du libre en citant le fameux adage "tout travail mérite salaire".

Les pratiques actuelles butent devant ce problème et on s'aperçoit que certains éditeurs ne jouent pas toujours le jeu du libre justement parce qu'elles sont les seules à supporter le développement et qu'il faut le rentabiliser. en voulant, pour certaine, monopoliser l'intégration et le déploiement, elles jouent à l'encontre du modèle et se rapproche d'une pratique propriétaire...

Ce n'est pas un situation simple, on peut facilement comprendre qu'une entreprise a du mal à fournir ses produits sans avoir de garantie de prestation derrière. Mais alors pourquoi avoir choisit le modèle open source si on ne respecte pas ses principes ?

Ne vaudrait-il pas mieux pour un éditeur open source de voir diffuser son logiciel via des contrats cadres d'intégrateur que de vouloir monopoliser le marché ? De plus, rien n'empêche de contractualiser sur la concurrence déloyale, l'exclusivité ou non territoriale....Par exemples...Strategie

Bref jouer dans la cour des grands ! La réussite des éditeurs propriétaires est d'avoir développer une véritable stratégie de déploiement via des intégrateurs, sans cela Microsoft serait encore une super PME américaine (c-à-d une multinationale pour nous ;-) ). SAP, SAGE....Et j'en passe.

Signer des partenariats avec d'autres éditeurs, structurer son réseau d'intégrateur serait, à mon humble avis, beaucoup plus efficace que de vouloir jouer solo avec un gros Linux dans le dos (on dirait une chanson de Renaud).

Certains ont déjà fait le pas, d'autres non, c'est cependant un enjeu majeur.

A bientôt, Jonathan

jeudi 4 décembre 2008

Suite "Informatique: Pro vs Anti Libre vers une stratégie de compromis"

Bonjour,

Philippe a fait un commentaire intéressant (Philippe Scoffoni est DSI dans un cabinet de conseil):

"J'aime bien ta phrase " l'open source est stratégique (et non plus militant)". Je crois qu'elle résume bien effectivement de changement de cap qui est en train de se produire.

Mais restons vigilant à ce que le Libre ne devienne pas qu'une sorte de faire valoir médiatique : cf les opérations de communication d'OBAMA sur son site change.gov.

Espérons qu'il ne faut voir en tout cela que la montée en puissance d'un modèle de fonctionnement basé sur le partage de la connaissance dans l'intérêt général. oupsss je redeviens militant.

Paradoxal alors que professionnellement je mixe en permanence solutions propriétaires et libres depuis plusieurs années ? Non c'est une question aussi de maturité des solutions open source."

Merci Philippe pour ton commentaire.

D'un point de vu professionnel nous sommes tous dans un grand écart permanent: D'un côté nous souhaiterions n'utiliser que l'open source et de l'autre la réalité technique nous oblige à d'autres choix.

Je pense que c'est une réaction professionnelle et saine qui prouve que nous ne valorisons pas une solution uniquement par rapport à un idéal mais bel et bien en fonction d'un cahier des charges concret.

Quand à la récupération médiatique que ce soit des politiques ou entreprises, c'est sans doute la rançon du succès.

Le tout c'est de ne pas perdre le cap et de soutenir les actions d'associations tels que l'APRIL mais aussi l'ADULLACT et les Gul locaux qui travaillent sur la pérennité du mouvement.

A bientôt,

Jonathan

mercredi 3 décembre 2008

Informatique: Pro vs Anti Libre vers une stratégie de compromis

Bonjour,

Voilà c'est fait ! Le libre a enfin sa place sur le marché. Le Gartner et autres cabinets de renom le disent, le libre dans le placard c'est fini, maintenant il faut se couper les cheveux, se raser et enfiler un costard (M... se diront certains) !

Mais voilà, on efface pas des années de luttes, parfois peu objectives, comme cela. Aujourd'hui l'heure est au compromis des deux côtés...

D'un côté les acteurs traditionnels, poids lourds, de nombreuses victoires à leur actif, quasi invaincu sur la plupart des marchés.

De l'autre l'open source, un poids léger, un début de carrière difficile mais grâce à la musculation il a reprit le dessus et devient un sacré challenger, voir leader, sur beaucoup de marchés.open source

Le combat commence ? Non pas vraiment car il est l'heure de la discussion, pas toujours évidente car alimentée par des enjeux idéologiques parfois très fort au sein même des deux camps. Pourtant le marché l'impose: Il va falloir discuter, échanger, négocier, trouver sa place et laisser de la place aux autres ! Et pas question d'être au fond de la salle et de passer pour des fanatiques. D'ailleurs, c'est décidé les fanatiques ont leurs paie un billet pour Cuba, ils sont super sympa mais il y a des moments où le compromis s'impose face aux conflit idéologiques stériles.

Cela ne veut pas dire que l'on doit arrêter de défendre ses idées, de donner son avis mais qu'il faut plus largement ouvrir le dialogue, se positionner pour trouver un équilibre. Il n'y a pas d'un coté les gentilles SSLL et de l'autre les méchantes SSII. Les deux ont le même objectif: faire du business.

Le choix de l'open source est stratégique (et non plus militant): Je choisit l'open source car c'est le modèle économique qui me semble le plus pertinent et qui répond, éventuellement, à mes valeurs.

Le choix n'est pas non plus unanime: Ce n'est pas l'inquisition, il se peut très bien qu'une technologie propriétaire corresponde plus à une situation qu'une libre...

Voilà, c'est dit, c'est fait, le libre a de l'avenir et plus seulement dans un garage. Maintenant il s'agit de défendre ses intérêts en bonne intelligence !

A bientôt, Jonathan

Suite Microsoft et le petit Linux rouge

Bonjour,

Voici un commentaire de Alc sur mon post précédent sans doute un peu trop militant (les vieux démons):

"Certes,Jonathan ce n'est pas faux, mais ne connaissons nous pas les uns et les autres dans notre environnement des "pseudo" pur players qui se comportent sous la bannière du libre comme de véritable MS ? et qui ferait bien de lire "la stratégie du dauphin" ".

J'en ai profité pour me cultiver et connaître cette fameuse stratégie du dauphin qui consiste (en simplifiant) à s'adapter à la "vague", à devenir plus réactif plutôt que de combattre ou de se laisser aller. L'avenir nécessiterait une approche plus ouverte et plus souple face à la complexité du monde... ( La Stratégie du dauphin : Les idées gagnantes du XXIe siècle (Broché) de Dudley Lynch et Paul L. Kordis ).

Ma réponse:

C'est vrai que certaines entreprises utilisent le libre dans la même logique que MS. Ou alors veulent imposer le libre comme étant le seul modèle adéquate, le modèle "parfait"...

La vérité est sans doute ailleurs, personnellement je pense que le libre n'est pas universel mais qu'il reste un bon moyen pour rééquilibrer le marché, sans doute le seul à l'heure actuel. Rééquilibré le marché dans le sens libéral ou anti libéral selon ses idéaux politiques:

- Libéral: il permet plus de concurrence et favorise l'innovation (si si) sur un marché qui en a besoin,

- Anti libéral: Il permet de donner accès à l'informatique à tous et de rendre indépendante les stratégies des états vis-à-vis des entreprises informatiques.

Pour autant peut-on le généraliser à l'ensemble du marché ? Je ne pense pas, tout est une question d'équilibre.

Merci pour votre commentaire, Jonathan

mardi 2 décembre 2008

Microsoft et le petit Linux rouge

Bonjour,

Un petit post sur le ton de l'humour concernant le soudain revirement stratégique de Microsoft à l'égard de l'open source.

La sincérité d'une telle démarche peut être mis à mal par la stratégie de domination du marché de l'entreprise des deux dernières décennies, d'autant que le mouvement du libre a trouvé en elle une icône du combat contre le "maaaaaaaaaaaaal" :-o (caricature que l'entreprise à alimenter par des erreurs stratégiques) !

Mouvement de guérilla qui a durée pendant plusieurs années et que le libre semble être en cours de remporter un petit morceau de gâteau tombé par terre...

Pourtant la firme a souvent dit qu'elle était à l'écoute du libre (Oh grand-mère comme tu as de grandes oreilles...) Elle a mène développer des partenariats avec d'éminents membres du libre (Oh grand-mère comme tu as un long nez...)

Mais le danger est-il réel ? Question légitime quand on sait que le loup est dans la bergerie et malgré son bonnet de grand-mère il a toujours les dents bien aiguisés (Oh Grand-mère que tu as de grandes dents...)

Le danger ? Mais de quel fantasme parle-t-on ? Vous connaissez vous une entreprise qui accepte de laisser partir ses parts de marché pour une "vision communautaire" ? Pensez-vous sincèrement que l'on laisse rentrer un ennemi sous sa maison et on lui ouvre ses secrets ? Connaissez-vous le proverbe du scorpion et de la grenouille ? Malgré que la grenouille ait aidé le scorpion a traversé une étendue d'eau celui-ci la pique et ils se noient tous les deux. Pourquoi ? "Parce que tu es une grenouille et moi un scorpion".linux_vs_microsoft.jpg

Bref sans être philosophe, ni avoir un sens inné de la stratégie, on comprend facilement que Microsoft est venu au libre par la force des choses mais qu'elle n'aura de cesse que d'influencer au maximum le marché pour qu'il aille dans son sens (propriétaire).

Peut-on lui reprocher cette stratégie ? Pas vraiment car à leur place on ferait sans doute la même chose... Mais comprendre ne veut pas dire forcément accepter !

Tel le petit skywalker face à l'empire obscur : "Le combat continue" ;-))

A bientôt, Jonathan

mercredi 19 novembre 2008

Open source: vers une démarche qualité ?

Bonjour,

Je vous invite à lire l'article "Open Source : les entreprises adoptent le modèle sans le maîtriser" du LeMagIT

Le commentaire de Christian est lui aussi intéressant.

Je rejoins Christian sur les risques juridiques associées à l'open source. L'open source n'est pas plus contraignant qu'une licence classique voir beaucoup moins sur de nombreux aspects. Le tout est de savoir la finalité de l'utilisation de l'application choisie:

- Veut-on intégrer l'application dans notre SI ?

Dans ce cas la licence a peu d'impact sauf dans le cas de licence spécifique, sachant que la grande majorité des logiciels sont sous licence GPL qui ne pose pas de problème particulier.

- Veut-on intégrer cette solution dans le but de redistribuer gratuitement ou commercialement une solution ?

Cette situation est plus complexe car les licences open source ne se marient pas obligatoirement entre-elles et il faut savoir que la licence GPL est contaminante. On ne peut donc associer une GPL avec une autre licence de quelque nature que ce soit. Le cadre juridique de cette licence a été largement validée par les juristes dans le monde entier.

C'est la notion de redistribution qui est importante dans l'open source et pas forcément celle d'utilisateur final à contrario du modèle propriétaire.qualité

Par contre mettre en place une procédure de gouvernance, sélectionner l'open source sur des critères visant à limiter les risques sur le long terme (communauté, activité...), voilà des points importants et essentiels quand on choisit une solution open source.

Open source ne veut pas dire cheap, ni low cost, il faut développer une démarche qualité stricte qui prouvera à terme que ces solutions sont aussi viables que les autres (et non plus un discours de militant entre Pro et Anti).

Jonathan

lundi 17 novembre 2008

Histoire rapide, incomplète et peu pertinente de l'informatique

Bonjour,

"Au commencement il n'y avait rien, puis vint l'open source...."

Au début les logiciels étaient considérées comme de simples outils et les entreprises se concentraient sur le Hardware, ce qui les a perdues par la suite.Donc pas de problème pour échanger, implémenter les applications vu qu'elles étaient considérées comme peu pertinentes.

Idem pour Internet qui est ouvert de fait (On peut tous l'utiliser, y intégrer les informations que l'on y souhaite, échanger...).

Ensuite le logiciel a commencé à dominer le marché face aux technos, avec une course à l'innovation et à la captation du marché ( avec les formats , les licences...) pour arriver à nos jours où ce sont les applications qui font le jour et la nuit ( Vista est un bon exemple). 00521619.jpg

Cependant, il semble que nous assistions à une troisième évolution du marché qui porte le service au premier rang de l'informatique avec le Saas, l'open source (qui abolit les coûts de licence donc transfère la valeur ajoutée sur la prestation de service). Il ne faut donc pas s'étonner de voir l'Afdel se pencher sérieusement sur le sujet ni les leaders du marché aller en courant (gare à la chute) vers le l'open source, le Saas, le cloud computing...

L'avenir nous dira le reste, Jonathan

jeudi 13 novembre 2008

L'Afdel, l'open source: Integration de Talend, une place toute naturelle ?

Bonjour,

Je vous invite à lire les articles suivants:

- Le Monde informatique: "L'Afdel laisse entrer le logiciel libre et le Saas",

- LeMagIT: "Un éditeur Open Source rejoit l'Afdel".

Talend est un éditeur, ils ont fait le choix de l'open source comme mode de développement.talend C'est une entreprise qui se positionne clairement sur son modèle économique celui de l'édition libre. L'entreprise a donc toute sa place dans une association d'éditeur.

Est-ce pour autant trahir l'open source ? Cela justifie-t-il une levée de bouclier ?

Je pense que cela n'est pas nécessaire. Ce rapprochement renvoie plutôt à l'idée que l'open source trouve une place toute naturelle dans le paysage numérique de notre pays.

Jonathan

jeudi 30 octobre 2008

Open source: low cost de l'industrie informatique ?

Bonjour,

Voici ma réponse à un post sur le blogs LeMagIT. Reynald Flechaux a proposé une analyse intéressante que je vous encourage à lire .

Ma réponse: L'open source apporte:

- Un modèle low cost pour des solutions déjà existante comme tu le fais judicieusement remarqué, a ce niveau là pas d'innovation mais du suivi.

Think linux Par contre:

- Il apporte de l'innovation dans les développement, n'oublions pas que Firefox a servi de modèle à IE... Linux est considéré à bien des égard comme en avance techniquement sur Windows sur la partie technique. Il sert même d'exemple comme pour le bureau en 3D.

L'erreur vient d'assimiler l'open source uniquement à des entreprises mais c'est aussi des fondations, des associations, des bénévoles et des start-up qui cherchent à solutionner des situations en développant des logiciels...

Donc l'open source n'est pas un low cost dans le sens traditionnel, il s'agirait plutôt d'une alternative qui n'est pas toujours pertinente mais qui offre de la créativité et de l'innovation dans un marché qui en a besoin. Donc pas de gueguerre anti et pro, le marché a besoin de l'open et l'open a besoin des éditeurs propriétaires.

A+, Jonathan