1- Open Data et citoyen

Il s'agit d'améliorer la transparence des informations entre l’État et les citoyens. Il est intéressant à noter que si en France l’État, via Etalab, travaille sur l'Open Data dans des pays comme le Maroc il s'agit aujourd'hui d'initiatives venant de la société civile (poussées notamment par des activistes de l'Open Knowledge Foundation). Dans ce contexte, l'open Data est un moyen de pression des citoyens vis-à-vis des dirigeants pour avoir plus de transparence dans le pilotage et la gestion de l'Etat ou d'une collectivité. Bien entendu des initiatives comme Etalab n'ont été possible en France que grâce à l'existence d'associations engagées sur ce sujet et le "combat" pour davantage de transparence dans la gestion des services de l’État et des collectivités (combat qui est loin d'être terminer....).

2- Open Data et territoire (économie)

Ou comment gagner de l'argent à partir de données ouvertes ? Antoine Courmont, Grand Lyon, explique clairement dans l'interview que l'Open Data est envisagé comme un levier de développement économique du territoire davantage qu'une volonté de transparence. L' Open Data aurait ainsi un double effet à la fois une transparence accrue pour le citoyen et l'incitation vers des entrepreneurs à créer de la valeur avec les données. Bien entendu toutes données n'ont pas la même valeur en terme d'activité économiques potentielles... Dans la même logique l'ouverture des données liés au transport public ne peut être considérée sur le même plan que la diffusion publique du patrimoine des élus par exemple.

3- Open Data et entreprise (service)

Cela consiste à ouvrir ses données pour améliorer son service vis-à-vis de ses clients, c'est le cas de la SNCF comme le souligne Romain Lalanne dans une des interviews. Il s'agit d'offrir l'opportunité à des entreprises tierces, à fortiori des Start-up, d'accéder à des données. Celles-ci vont ensuite offrir des services complémentaires aux utilisateurs via des applications mobiles ou des services aux différents tours opérateurs par exemple. La décision d'une telle ouverture se fait naturellement en fonction des caractères stratégique (cœur de métiers, caractère concurrentiel, sécurité...) ou confidentiel des données.

4- Open Data et recherche

Rayna Stamboliyska souligne qu'aujourd'hui la recherche universitaire ouvre peu ses données alors même qu'elle aurait tout intérêt à le faire. La publication d'article au sein des revues spécialisées (fermées et payantes) n'ai pas étrangers à cet état de fait. Pourtant au delà des articles, la recherche crée et exploite des millions de données empiriques qui bénéficieraient à tous en étant partagées: réutilisation par d'autres chercheurs, création d'entreprises qui traitent et restituent ces données....

Bref l'open data n'en a pas fini de grandir :-)

Je vous invite à écouter l'intégralité des interviews qui sont particulièrement intéressantes:

A bientôt, Jonathan