Nous sommes donc ici dans une interrogation sur le modèle d'affaires de l'open source, qui nous l'avons compris est une forme de coopération, coopétition, entre des acteurs économiques qui partagent le développement du logiciel, ses coûts et ses risques. Mais voilà, nous ne sommes pas dans "la petite maison dans la prairie" et un acteur vient semer la zizanie, l'intégrateur ou SSII qui peut parfaitement intégrer un logiciel, le modifier, développer une expertise sans cependant avoir besoin, en principe, de coopérer, de contribuer au développement du logiciel.

Cette présomption vis-à-vis des SSII n'est cependant pas toujours avérée, nous pouvons ainsi voir que de nombreux prestataires de service (dont ceux qui participent au débat ci-dessous) ont développé une véritable expertise qui nécessite une contribution réelle au développement des logiciels. De plus, les SSII s'avèrent des contributeurs innovants, plus axées sur le marketing et la communication. Elles participent ainsi activement aux salons du secteur (Quid du nombre de SSII qui ont un stand sur le Solutions Linux), aux rendez-vous techniques, ForumPHP et Alterway par exemple, et depuis trois ans elles sont les moteurs de l'Open World Forum. Ajoutez à cela les indépendants, linuxiens plus ou moins farouches, qui vivent grâce à la vente de prestation de service....

Bref, l'open source est un modèle de développement, le business modèle associé à celui-ci est le service ou plus exactement la prestation de service informatique. Elle est, de loin, la valeur ajoutée la plus importante du secteur et permet à des structures, les éditeurs, communautés et prestataires, de travailler ensemble.

En exemple de cette cohérence entre SSII et Editeur, retrouvez cette table ronde sur le business modèle de l'open source avec Philippe Montagès, Alterway, Patrice Bertrand de Smile ainsi que Franz Meyer de Red Hat, cette table-ronde est animé par Dave Neary:

La table ronde est ici.

A bientôt, Jonathan