IT & Open Source : questions précises et réponses vagues

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Les principes du libre

Comprendre la base, les enjeux du libre

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jeudi 22 avril 2010

Les modèles économiques du logiciel libre, explications de texte - Débat vidéo

François Elie, Président de l'ADULLACT et Philippe Montarges dirigeant d'Alterway débattent sur notre plateau TV à l'occasion du Salon Solutions Linux / Open Source 2010 sur les modèles économiques du logiciel libre. Le débat est animé par le journaliste Philippe Nieuwbourg.

questions

L'open source est souvent considéré comme une opportunité pour les utilisateurs qui y voient la posibilité de diminuer les coûts informatiques. Cependant, le célèbre adage du fondateur du logiciel libre, Richard Stallman, "Free speach not free beer" est toujours d'actualité dans un secteur qui supporte une croissance soutenue de plus de 30% en 2009.

Si je ne paie pas le logiciel, comment gagne-t-ils leur vie ? Qu'est-ce qui peut justifier d'une chiffre d'affaire de 2 milliards d'euros pour ce secteur en 2009 ? Voici les questions auxquelles vont essayer de répondre nos invités et le débat promet d'être intéressant en ayant d'un côté un représentant de l'offre, Alter Way, et de l'autre un représentant d'une association d'utilisateurs, l'ADULLACT

Sur Intelli'N TV vidéo en format FLV et OGV

Sur Dailymotion

A bientôt, Jonathan

mardi 8 septembre 2009

What is GPL ? Qu'est ce que la licence GPL ? FSF Europe Interviews vidéos

Bonjour,

Voici deux réponses vidéos , une en français et une en anglais, faite respectivement par Michel Roche et Reiner Kersten de la Free Software Foundation Europe.

La GPL est la licence la plus utilisée dans l'univers des logiciels libres (environ 70% des logiciels libres) mais elle s'applique aussi à l'art. Nous comprenons dans ces interviews que la GPL est avant tout un état d'esprit qui propose d'ouvrir et de distribuer les œuvres.


Qu'est-ce que la licence GPL ? par Michel Roche - FSF Europe

What is GPL License ? by Reiner Kersten - FSF Europe

A noter que la GPL ne fait pas l'unanimité ce qui explique l'existence de nombreuses autres licences, voir le post de Philippe sur le sujet.

La GPL reste cependant historiquement liée au mouvement du libre et à son créateur Richard Stallman (Créateur à la fois de la GPL, de la FSF et du mouvement du logiciel libre en général).

Jonathan

jeudi 3 septembre 2009

Qu'est-ce qu'open office (openoffice.org) ?

Bonjour,

Après mure réflexion j'ai décidé de faire un post pour chaque interview faite aux RMLL, cela permettra une meilleure diffusion.

Donc voici la deuxième vidéo, Jean-Baptiste Faure Responsable de la communauté francophone Openoffice.org nous présente openoffice.org.

Jean-Baptiste nous a fait le plaisir d'accepter de présenter LA suite de logiciels libres la plus connue !

A bientôt, Jonathan

vendredi 20 mars 2009

Du logiciel libre à l'open source: de l'éthique à l'économie

Bonjour,

Un post sur l'historique entre logiciel libre et open source. Personnellement, je préfère, plutôt que de différencier, d'unir ses deux approches qui ont un résultat identique: Le développement du libre

4-fsf.jpg

Selon la définition de la Free Software Foundation (FSF) un logiciel libre répond à 4 principes :

- Liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ;

- Liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins ;

- Liberté de le diffuser ;

- Liberté de modifier le programme et de publier ces modifications.

Pour la FSF, le système des logiciels libres a pour finalité la protection de la liberté en matière informatique. Elle se positionne donc davantage d'un point de vue éthique et politique (Cool et Laurent, 2005) qu’ économique. Son objectif final est d'éviter toute appropriation abusive du logiciel, elle a d'ailleurs pour cela créée sa propre licence, la General Public Licence (G.P.L) qui est la licence la plus utilisée et la plus diffusée dans le monde du libre. Elle a ensuite fait évoluer cette licence vers la L.G.P.L (Library General Public Licence).

opensource_logo.gif

Face à ce positionnement, un mouvement plus orienté « marché » a vu le jour en 1998 grâce à la volonté de Bruce Perens et Éric S. Raymond. L'Open Source Initiative (OSI), qui privilégient une approche plus économique, a proposé d'élargir le champ de l'open source. Ils ont d'ailleurs créé le terme d'open source pour éviter la confusion entre l'ouverture du code et l'éventuelle gratuité du logiciel (« Free Software »).

Ainsi l’Open Source implique plus que la simple diffusion du code source, la licence d’un programme de logiciel libre doit répondre à plusieurs caractéristiques pour pouvoir être reconnue officiellement par l’OSI comme licence libre (OSI, 1999) :

- Libre redistribution ;

- Disponibilité du code source ;

- Autorisation d’effectuer des travaux dérivés ;

- Intégrité du code source de l’auteur : l’auteur ne peut pas empêcher les modifications, mais peut en encadrer les modalités de diffusion en imposant la redistribution du code source modifié sous forme de fichiers « patch » ;

- Absence de discrimination entre les personnes ou les groupes ;

- Pas de limitation à l’utilisation dans certains domaines (entreprises, recherche) ;

- Distribution de la licence : pas de conditions ou de licences supplémentaires, ou d'accord de non divulgation ;

- La licence ne doit pas être spécifique à un produit : on peut extraire le programme et le distribuer séparément ;

- La licence ne doit pas contaminer d’autres logiciels : la licence ne doit pas apposer de restrictions sur d’autres logiciels distribués avec le programme qu’elle couvre.

On voit donc que la proposition de l'OSI recouvre un usage plus large car elle envisage l'utilisation des logiciels libres dans l'activité professionnelle. La FSF fût, dans un premier temps, opposée à cette ouverture vers le monde de l'entreprise car ils pensaient que cela serait préjudiciable aux respects de liberté et d'éthique des logiciels libres. L'OSI au contraire a vu cette ouverture aux entreprises comme la possibilité de diffuser largement les logiciels, de permettre un développement sur le long terme des projets.

C'est à cette période, fin des années 90, que le discours du mouvement open source s'est axé sur deux publics, d'un côté les utilisateurs, les contributeurs et de l'autre les entreprises et les collectivités locales avec l'apparition d'entreprises spécialisées dans ce secteur comme Red Hat par exemple.

Sur le sujet de la diffusion des logiciels libres, Richard Stallman développe depuis des années un discours plutôt axé sur les valeurs fondamentales du libre. Il estime en effet que l'utilisation des applications par un large public qui ne partage pas ou ne connaît pas les valeurs du libre va à l'encontre du mouvement open source (Cf Conférence au Journées du logiciel libre de Montpellier édtion 2007).

Cet argumentaire l'éloigne d'ailleurs peu à peu de la réalité de l'open source qui aujourd'hui dépend de plus en plus des entreprises qui jouent un rôle majeur dans le développement du libre (70% du kernel Linux est développé par des salariés). Néanmoins, Richard Stallman bénéficie d'un respect (légitime) et d'une reconnaissance des contributeurs et bénéficie toujours d'une écoute favorable lors d'événements centrés sur le libre.

Ce qui est intéressant c'est la vie de ses deux mouvements qui cohabitent et parfois s'entrechoquent mais vont dans le même sens, celui du développement du libre dans le monde (C'est mon côté fleur bleue ;) )

A bientôt, Jonathan

lundi 26 janvier 2009

Open source: Les contributeurs individuels et les GUL

Un petit travail universitaire autour des contributeurs individuels et des Groupes d'Utilisateurs Linux (GUL).

Les contributeurs individuels sont la base de l'open source. Ils représentent le cœur du mouvement libre car ils participent activement à son évolution et au développement des applications via des communautés ou des GUL. Cette population des développeurs est difficile à évaluer car les projets open source sont nombreux et plus ou moins en activité.

Une des façons de les dénombrer consiste à évaluer le nombre de contributeurs présents sur les plateformes de développement dont la plus connue est SourceForge.net . Ces forges sont des lieux où les contributeurs mutualisent leurs efforts pour créer ou implémenter des logiciels libres en projet. L'étude Merit a proposé une répartition géographique des contributeurs à partir d'une base de données de 86 873 projets hébergés sur SourceForge.net. Elle dénombre 1,1 millions de contributeurs au niveau mondial mais seul 50 000 d'entre eux participent activement au dépôt de code source.

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A partir du rapport Merit, on peut voir que les développeurs se répartissent en majorité sur deux continents, le continent américain avec les États-Unis et le Canada et le continent européen avec la Communauté Européenne des 25. Nous pouvons constater sur cette répartition que les européens ont dépassé les américains en contributions actives même s'ils sont en dessous dans la population globale des contributeurs.

Au delà même du rapport de force des contributeurs en fonction de leurs répartitions géographiques, l'intérêt de cette étude est qu'elle permet de quantifier le nombre de contributeurs, 1,1 millions, sachant que ce chiffre ne rend compte que d'une partie de la réalité. A cette population, il faut aussi ajouter les membres de la communauté du libre qui participent à l'évolution des logiciels, à leur diffusion, à leur amélioration mais sans « toucher » directement au code. Ces acteurs actifs de la communauté du libre se retrouvent au sein des GUL où ils peuvent côtoyer les contributeurs.

Ces membres sont les premiers utilisateurs des logiciels libres et leur proximité avec les développeurs permet un mode de production “user/self-manufacturers” (von Hippel, 2007) où les développeurs entretiennent une échange important avec les utilisateurs voir sont, pour la plupart, directement des utilisateurs de l'application qu'ils développent.

Les GUL sont organisés localement, on peut considérer qu'ils se décomposent en deux catégories ayant des objectifs distincts:

- Tout d'abord le GUL hackers, où se retrouvent des passionnés qui échangent sur des considérations techniques et se concentrent souvent sur des problématique liées à l'utilisation de Linux à travers l'une de ses distributions.

- Des GUL plutôt orientés promotion des logiciels libres, GULL, qui proposent des install party6, organisent des journées logiciels libres7 et participent à divers évènements liés au mouvement du libre ( « Libre en fête », « Journée Art libre »). Au sein de ces derniers il est courant de trouver des entreprises qui adhèrent à ces associations dans lesquelles elles trouvent un bon moyen de communiquer vers les clients potentiels et de participer aux évènements à destination des professionnels.

Il existe aussi des associations nationales qui ont vocation à promouvoir le libre auprès des collectivités, de l'Etat mais aussi de défendre les valeurs du libre au sein de la société. La principale est l'April qui est une association qui a pour but la promotion et la défense du logiciel libre. L'April est proche de la Free software Foundation (FSF) et traduit les différents textes de la FSF en français. La FSF France représente l'émanation de la FSF, elle est en lien étroit avec l'April. On trouve aussi l'AFUL, Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres, qui travaillent au niveau francophone pour promouvoir et défendre les logiciels libres.

Pour en savoir + sur l'importance des contributeurs individuels: Rapport Merit: Rishab Aiyer Ghosh, MERIT, 2006, « Study on the: Economic impact of open source software on innovation and the competitiveness of the Information and Communication Technologies (ICT) sector in the EU »

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