IT, service et open source: questions précises et réponses vagues

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lundi 4 janvier 2010

L'identité nationale en creative commons ?

Bonjour,

D'humeur jovial en ce début d'année, je m'offre un petit post sur un sujet brulant: L'IDENTITE NATIONALE (brrr cela fait froid dans le dos ;-) )

L'identité nationale serait-elle libre ? Peut-on la mettre sous licence libre creative commons ?

Après tout la notion d'identité nationale, de nation, a été le fruit d'une création donc soumise au droit d'auteur et est rentrée dans le domaine public au bout de 70 ans. La France n'existait pas il y a 2000 ans, elle a été inventé par des peuples, monarques, oligarques... Est-ce un bien ou un mal peu importe le résultat est là, un nom déposé, une constitution rédigée, un signe de reconnaissance sans parler de la baguette et du vin ;-)

Mais voilà, la France n'a pas de propriétaire, on peut librement utiliser son nom, le copier, le dupliquer, le modifier, il fera de toute façon référence à un territoire (BY) et on ne pourra se l'approprier (SA).

On peut se la représenter comme un pays clair ou sombre, métissé, avoir un flamme dans les yeux ou sur l'affiche pour en parler, un accent pour en vanter ses territoires, la critiquer en permanence (sport national), ce pays appartient à tous, tout en étant à personne.

Chacun peut en penser ce qu'il veut, librement, gratuitement et faire de l'ingénierie inverse sans problème ;-)

France en creative commons

Il y a autant d'Identité Nationale que de distribution Linux... (c'est dire ;-) ) : Les éthiques, les puristes, les métisses, les commerciales (je vous laisse mettre les noms dessus).

Bref un petit post qui ne casse pas une patte à un coq pour dire que l'identité française est en CC BY SA donc non appropriable !

A bientôt, Jonathan

lundi 15 juin 2009

SSII et Open source: Des loups dans la bergerie ?

Bonjour,

Je me suis rendu dernièrement à la réunion concernant la Roadmap 2020 L'échange était intéressant.

Un point est venu me titiller car ce n'est pas la première fois que j'en entend parlé: Les SSII seraient des opportunistes qui iraient à l'encontre du modèle du libre....

Pour bien comprendre en quoi cela m'interroge c'est que je fais une thèse sur: L'intégration de l'open source au sein des sociétés de service informatique... Donc je travaille sur les grands méchants et la façon dont ils peuvent intégrer le libre (je suis donc un collaborateur d'après la doctrine).

open_source_spirit.jpg

Alors les SSII: Des loups dans la bergerie ?

- Qui sont les moutons alors ? Les libristes ? Vous considérez vous comme des moutons ? Il me semble que c'est le contraire, le libre s'est développé sur l'idée que nous n'étions pas des moutons à la solde de certaines (une ?) entreprises.

- Les SSII des opportunistes ? Eh oui, c'est le cas, les SSII ne s'intéressent au libre que parce qu'elles y trouvent des solutions pour leurs clients avec un gain supérieur au propriétaire. Donc il y a des intérêts très marqués. Pour autant, les entreprises du libre sont-elles des structures neutres dont la vocation est uniquement de garantir la pérennité du mouvement ? Non, elles ont un objectif similaire, développer l'activité et faire du profit....

La différence: Ces dernières ont compris dès le départ qu'il faut investir dans le développement, dans le lien avec la communauté pour que les solutions soient pérennes (ce qu'elles ne font pas toutes et parfois loin de là).

Pour conclure, Les SSII sont opportunistes mais elles restent les premiers intégrateurs d'open source dans les entreprises voir ce post. Plutôt que de prôner un djihad du libre, il semblerait plus pertinent de développer une démarche pédagogique et stratégique vis-à-vis de celles-ci (c'est l'objectif de ma thèse). Montrer que le modèle de l'open source nécessite une approche de fond qui ne peut-être que dans leur intérêt. Bien entendu, je ne me leurre pas sur son impact (les thèses finissent dans des étagères)...

Bref, les inviter à la table des discussions, les impliquer dans la démarche. Le projet Intelli'N, par exemple, est nait de ce constat: Regrouper les SSII pour les aider à intégrer l'open source mais aussi mutualiser pour participer à l'écosystème du libre. L'avenir nous dira si cette approche est la bonne.

Pour reprendre la métaphore agricole: Profiter de l'open source sans y ajouter sa contribution c'est comme exploiter une terre sans l'entretenir. Un jour le sol deviendra stérile et nous le paierons tous. Dans cette optique vous avez le choix entre devenir un Ecolo-citadins et faire la guerre aux agriculteurs ou alors travailler avec eux pour améliorer notre sort collectif (c'est un choix personnel). Bon c'est vrai, c'est le genre de phrase facile à dire et difficile à faire ;-)

Bien entendu mon approche est partielle et partiale mais fondée,

A bientôt, Jonathan

lundi 8 juin 2009

Trophées du libre....trophées tristes ?

Salut,

J'étais au Trophées du libre sur Soissons vendredi et samedi, bilan...Triste !

Pour autant le niveau était là du point de vu du Jury et des nominées, des projets intéressants, un jury de haut niveau et international. Mais voilà, devant des salles vides ou quasi-vides, à quoi sert d'avoir un évènement international ?

Nous vous enverrons bientôt quelques vidéos de l'évènement où vous pourrez voir la pertinence des projets et de leurs porteurs.

Que l'on ne se trompe pas, je ne critique pas l'action des organisateurs ("La critique est aisée mais l'Art est difficile" Philippe DESTOUCHES) mais plutôt la portée de l'évènement, son objectif et surtout surtout son impact.

Plutôt que de tirer à boulets rouges je préfère tirer des conclusions, faire un bilan et voir l'avenir.

questions

Mes questions sont les suivantes:

Pourquoi cher acteur, sympathisant, activiste ou simple curieux du libre n'es-tu pas venu aux trophées ?

Qu'est-ce qui manquait à cet évènement ? C'est Soissons ? Le fait de faire un concours basé sur l'innovation ?

Allons plus loin: Qu'est-ce qui ferait que tu viendrais ? Un festival sur la culture libre avec en point d'orgue les trophées qui valoriseraient la création et l'innovation en général ?

En gros, qu'est-ce qui ferait à votre avis que l'évènement marcherait et que l'année prochaine Soissons accueillerait un Woodstock du libre ;-)

Félicitation tout de même à Maximes, Philippe, Murielle et Jean-Baptiste du Cétril pour leurs efforts.

En espérant qu'un travail de fond et collectif permettra à l'évènement de rebondir !!

A vos avis (Seul les avis constructifs sont les bienvenus bien sûr c-à-d au dessus du niveau 6ième du genre "Lui il est pas gentil et en plus il est pas beau" ;-) ),

Jonathan

Free or not free that is an open question

PS: Nouvelle vidéo sur Qu'est-ce qu'une distribution Linux ou Gnu/linux pour les intimes ? par Christophe Sauthier d'Ubuntu-fr sur www.intelli-n.tv (oups j'ai pas pu m'en empêcher !)

lundi 4 mai 2009

Bruxelle crée un consortium pour promouvoir le logiciel en Europe

Bonjour,

Voici un article du mondeinformatique.fr sur la créattion d'un Consortium pour "promouvoir le logiciel en Europe". drapeuro.JPG

"Ce groupement sera chargé d'établir une cartographie des acteurs européens et de définir un ensemble de réglementations et de scénarios pour encourager la croissance de l'industrie logiciel européenne. « Un premier rapport sera remis à Viviane Reding en juin prochain, et les résultats de ce projet, qui durera environ quinze mois, seront présentés à la Commission européenne lors d'un atelier en juin 2010 », explique Frédéric Giron" (directeur des études chez PAC)

Quid de se que donnera le rapport de ce consortium ? Un nouvel outils de lobbying auprès des instances européennes pour les grands éditeurs?

Ou alors une prise en compte des différents rapports européens sur la pertinence de l'open source et de la stratégie européenne en matière d'édition (voir ce post sur Le logiciel libre: du Service public à la compétitivité européenne. ).

A bientôt, Jonathan

vendredi 24 avril 2009

La formation supérieure et le libre: Du passionné au professionnel

Bonjour,

Une petite réaction à un accord passé entre Sun (nouvellement Oracle) et la Chine sur la formation des "responsables des universités, aux enseignants, aux étudiants et aux employés des sociétés d’informatique". Vous trouverez plus de détails dans deux articles : Journal de l'innovation et Xinhuanet. puzzle_quatre.jpg

On savait déjà que La Chine développait son propre OS Linux pour contrecarrer la domination américaine de Microsoft sur son territoire voilà que maintenant elle passe au niveau au-dessus et veut former son "élite".

Quelle est la stratégie de l'Europe dans tout cela et plus proche de nous de la France ? (voir le post de Framablog sur "La France sur le toit du monde Open Source !". Le constat est pourtant là comme nous pouvons le voir dans un article sur le Journal du Net qui nous fait part d'un rapport remis au Syntec sur ce thème..

Les besoins sont présents que ce soit en formation initiale et continue. L'idée n'est peut-être pas obligatoirement de créer des formations 100% open source, même si des projets pertinents ont été faits dans ce sens comme à Angers, à Paris 12, mais plutôt que le libre s'intègre dans les cursus des formations supérieures.

Vous me direz "C'est fait depuis longtemps"... pourtant dans le cadre de notre projet nous approchons les universités pour intégrer des options, des Unités d'Enseignement, et on nous répond par du scepticisme. Le summun fut une tirade sur "On est pas bien sûr du modèle économique du libre...". Ou alors "Tous nos ingénieurs savent gérer un serveur Linux"...Les professionnels du secteur connaissent bien la réalité de cette capacité de "bidouillage", l'heure n'est plus à l'amateurisme mais au professionnalisme. Entre savoir à peu près gérer un serveur et monter une infrastructure d'une centaine de machines il n'y a qu'un pas...de géant !

L'enjeu est donc majeur: Veut-on faire de l'Europe, de la France, un pays de pointe de l'open source ? Si oui, donne-t-on aux universités et aux écoles les moyens de cette excellence ? Bien entendu face à la capacité de lobbying des industriels et des éditeurs sur les écoles, via la recherche et l'équipement, le chemin semble encore loin. Alors même que la population universitaire est ouverte au libre car celui-ci correspond au principe de la recherche: Mutualiser pour trouver, avec une bonne dose de compétition (émulation).

Par contre les écoles et les universités n'iront pas à l'encontre de la recherche et des entreprises: Qui finance la recherche ? les universités ? Les écoles ? Qui recrute ?

En conclusion, nous disposons aujourd'hui d'une forte population de passionnés qui offre sa richesse au libre mais il nous manque pour compléter le tableau des professionnels qui soient capables de naviguer dans des environnement complexes, multiplateformes et open source.

Un billet d'humeur d'un futur, du moins je l'espère, enseignant-chercheur.

A bientôt, Jonathan

jeudi 2 avril 2009

2 jours sur Solution Linux: Petits points sur les rencontres

Bonjour,

Le salon Solution Linux est un évènement important du libre. solution linux

Mon bilan sur deux jours passés sur place:

La scission entreprises/associations est flagrante, on a beau dire on est mieux du côté des assos, c'est plus convivial.

Du côté entreprises, les machines de guerre commerciales étaient là: Novell, Bull mais aussi Linagora avec des grands stands, une armée de collaborateurs. Alterway était pas mal non plus même si le stand était plus modeste.

Mandriva était présent avec un beau stand, nous diffuserons une interview d'eux la semaine prochaine. C'est mon petit côté cocorico mais j'apprécie cette distribution qui a un avantage majeur, d'être de chez nous !

OW2 avait une beau stand collectif, J'ai discuté avec Bertrand Escudié, patron de EBM Websourcing, très sympa ainsi qu'avec Ludovic Dubost, de Xwiki, que nous avions interviewé récemment. J'ai vraiment apprécié le mode de travail de ce consortium et surtout la façon de se partager l'espace et de voir des entreprises comme Exo PlatForm partagé un petit stand avec ses partenaires (sans bling bling).

SytémaTIC avait aussi opté pour cette démarche (logique).

Du côté association, L'incontournable Tristan Nitot était sur le stand de Mozilla, qui avait un succès important. Avec sa barbe de 3 jours et sa tenu décontractée, il favorisait pas mal l'échange.

L'Adullact, avec Pascal Kuczynski enchaînait contact sur contact. J'ai aussi eu l'occasion de discuter avec François Elie sur son livre l'Economie du logiciel libre, que je lis actuellement (j'en ai profité pour me le faire dédicacer). On aura bientôt l'occasion de l'interviewer.

J'ai aussi partagé le stand de Mutualibre avec Pierre Jarret, incontournable.

J'ai échangé avec Ubuntu-fr, avec Christophe Sauthier que nous accueillerons sur notre plateau demain. C'est le stand Linux qui a le pus de succès !

Grande, très grande discussion avec L'équipe de Linuxfr et Tux Family sur les vidéos et leur diffusion. Merci à Baud123 pour cet échange aussi "physique" que constructif ;-)

L'APRIL était là, avec un stand assez grand qui montre l'importance que prend aujurd'hui le libre et l'association qui compte désormais près de 4500 membres. Frédéric Couchet sur tous les fronts a réussi à me prêter une oreille et une écoute. Il m'a mis en contact avec Tangui Morlier qui s'occupe des relations avec les entreprises.

J'ai eu aussi l'occasion de discuter avec l'équipe de Scénari dont j'avais déjà parlé dans un post précédent, Mathias Gérard et Stéphane Crozat.

Au passage petit coucou à Pierre-Emmanuel Francioni de All et Gérad Genieys, un tarnais émigré vers Paris.

Voilà, un petit tour d'horizon un peu trop nominatif sans doute....

++ Jonathan

jeudi 29 janvier 2009

Qualité et open source: les forces et les faiblesses

Bonjour,

Un post en réponse à l'excellent post de Philippe : Qualité des logiciels : propriétaire contre open source

Lors d'une rencontre à l'AFNOR dans le cadre de la norme NF Logiciel, il est apparu que l'open source répondait à la plupart des exigences liées à l'édition et à la certification qualité.

Deux points restent néanmoins à réfléchir quand on parle de qualité: 1) La responsabilité

Qui est responsable de la qualité du logiciel, qui contrôle ? Dans le cadre de Mozilla, c'est évident, il y a une fondation qui est le maître d'œuvre. Par contre lorsqu'il s'agit d'un logiciel plus communautaire, la responsabilité est diffuse voir inexistante (comme dans la licence GPL où cela est explicitement mentionné).

C'est ici qu'intervient le risque que tu soulève Philippe dans ton post, celui du mauvais logiciel voir pire le logiciel malin.

Cela ne paraît rien mais dans le cas des ERP, des logiciels de gestion ou de toute autre solutions à "risques" (administratifs, juridiques, financiers...). La responsabilité est importante pour savoir d'où vient l'erreur ou la fraude (remarque faite par un représentant du responsable logiciel de gestion des impôts).

C'est un véritable frein à l'intégration de l'open source au sein des entreprises....

2) La temporalité

On peut certifier une version d'un logiciel mais pour que le logiciel puisse évoluer dans le temps, il faut analyser 2 angles: - Le carnet de route qui engage l'éditeur dans une démarche qualité sur le moyen terme et qui est difficile à mettre en oeuvre dans les communautés, - La pérennité qui correspond à la lisibilité du logiciel sur le moyen/ long terme, son évolution, son financement..

Tout cela génère des incertitudes perçues par les clients d'où une démarche de certaine structure dans une assurance open source ou alors une garantie sur les logiciels.

L'open source va donc dans le sens d'une démarche qualité, d'une transparence la question à se poser et donc de savoir qui vérifie et qui peut garantir la vérification ?

Pour comprendre que c'est un enjeu stratégique important de l'open source, je vous met un lien vers un post très M$ qui appuie sur cette faiblesse. On peut rire de la maladresse du post et du partie pris mais c'est toujours intéressant à lire.

qualité

Jonathan

mardi 27 janvier 2009

Obama, Président open source au pays de Microsoft ?

Bonjour,

Pour faire suite à un bon post sur Framablog: Barack Obama sera-t-il un président Open Source ?

Ma réponse est plutôt négative car il ne faut pas oublier que :

-Microsoft est une entreprise américaine qui pèse 60 milliards et 100 000 emplois... Et c'est que la partie visible de l'iceberg car de nombreuses entreprises propriétaires sont américaines elles-aussi (les leaders dans beaucoup de cas)....

Donc à moins de vouloir se tirer une balle dans le pied, je vois mal comment Obama pourra aller à l'encontre de ses propres entreprises et comment il pourra relancer l'économie américaine en justifiant de faire baisser le revenu de ses plus grandes firmes...

Ainsi à mon avis Obama ne sera sans doute pas le président open source et tant mieux pour l'Europe qui a un vrai rôle à jouer dans le domaine ! drapeuro.JPG

Essayons d'abord de faire de l'Europe le leader mondial des logiciels libres (en terme de contribution c'est déjà le cas mais aussi en terme de diffusion et de commercialisation) plutôt que de regarder de l'autre côté de l'océan Atlantique !

Nous avons la chance de bénéficier d'une véritable dynamique sur ce domaine dans notre continent.

A bientôt, Jonathan

mardi 6 janvier 2009

Systèmes d'exploitation les plus utilisés: Windows en tête, Mac en challenger et Linux

Bonjour,

Voici une analyse issue de l'article LeMagIT: "IE et Windows perdent du terrain au profit de Firefox et Mac OS X".

D'après ce tableau issu du baromètre publié par Net Applications:

Baromètre Netapplication

Bilan: Windows a encore de beau jour devant lui même s'il ne seront sans doute pas aussi ensoleillés qu'avant.

Mac de son côté a développé une stratégie porteuse, je suis effaré de voir que l'IPhone représente + de la moitié des accès Internet de Linux et cela en 2 ans à peine ! Mac représente 10 points cumulés, c'est pas mal pour un éditeur encore plus "propriétaire" que Microsoft !

Du côté de Linux ont voit que la plateforme a du mal à se développer, on peut sans doute l'expliquer:

1) La plateforme doit aussi subir indirectement les stratégies multiplateformes des logiciels libres qui ne favorisent pas la migration vers Linux.

2) Un problème de cohésion stratégique entre les distributeurs, qui de toute façon ne s'adressent qu'aux professionnels (moindre diffusion). Voir de marginalisation (en terme de diffusion) car le modèle de développement ne semble pas trouver d'échos favorable dans le grand public (malgré un avantage de taille: la gratuité !) alors même que Mac a prouvé que les clients peuvent volontairement changer de plateforme.

3) C'est sans doute aussi un problème de base constituée des utilisateurs de Linux qui ont une image moins IN et plus geek que celle de Mac ce qui ne favorise pas sa diffusion dans le grand public.

4) On peut enfin l'analyser en terme d'offre car Linux n'est pas distribué à grande échelle comme Windows ou Mac.

Alors même que les qualités techniques de Linux sont largement équivalentes aux autres distributions et qu' il offre des avantages en terme de sécurité et de viabilité supérieur !

A bientôt, Jonathan

Crise: Aider l'industrie certes mais ne pas oublier les services !

Bonjour,

Aider l'industrie est nécessaire, voir vitale pour soutenir de nombreux emplois directs ou associés.

Néanmoins comme le défendent de nombreux économistes (Gadrey, Gallouj, Djellal, De bandt...), il ne faut pas oublier les services !

Les services sont certes "flou", ils n'en restent pas moins réels, de nombreux investissements sont faits par les entreprises pour améliorer sans cesse leurs pertinences et leurs qualités. Ils génèrent de nombreux emplois et sont un véritables moteur de notre économie. N'hésitons pas donc à miser sur ceux-ci plus intensément surtout en matière de R&D. Eh oui car on peut bel et bien parler de R&D dans les services et d'innovations aussi (Gallouj et Djellal ont beaucoup écrits sur ce sujet): Peut-on considérer que l'on traite les informations de la même façon qu'il y a 20 ans ? Pensez-vous être accueilli de la même façon dans les services publics qu'ils y a seulement dix ans ? A votre service

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les énormes progrès fait pr les services ces dernières années: que ce soit dans la prise en compte de la clientèle, dans les processus de traitement, dans le SAV, les hotline...

Autant d'innovations, de création d'activité, d'emplois... mais aussi de lien social, de cohésion au sein de la société car les services apparaissent là ou il existe un vide (je pense aussi au service associatif).

Sans parler des services aux entreprises et plus particulièrement des services informatiques qui ont un développement important depuis plusieurs années et contribuent à la croissance de notre économie et à la compétitivité du pays.

Il semble nécessaire de soutenir ce secteur, d'élargir le champ de la R&D pour intégrer plus facilement l'innovation dans les services au crédit d'impôt recherche par exemple (dans un cadre précis bien entendu). Mais aussi comme cela l'a déjà été fait avec plus ou moins de succès, facilité la création des sociétés de service, favoriser leurs intégrations dans les zones en reconversion économique....

A bientôt, Jonathan

lundi 5 janvier 2009

2009, année de la crise et de l'open source ? pas forcément ...

Bonjour,

Tout d'abord meilleurs vœux 2009 !

2009 est une année qui à défaut de nous apporter de la croissance saura sans doute nous donner plus de lisibilité sur la réalité du marché.

Du côté de l'investissement:

Constat: La finance va mal et quand la finance se porte pale ce sont les projets innovants qui en pâtissent. Va-t-on constater un désengagement de la part des financiers sur les marchés de l'informatique et plus particulièrement de l'innovation ?

Moins d'argent, cela n'est pas forcément négatif car ce manque de moyens peut favoriser les projets basés sur la mutualisation, la coproduction, les regroupements... mais aussi les entreprises disposant de moyens financiers disponibles.

Donc Microsoft, and co, et les entreprises open source vont sans doute voir disparaître beaucoup de leurs concurrents éditeurs qui ont fait le choix du propriétaire mais qui n'ont pas les moyens de suivre.

Au choix soit le rachat soit la libéralisation du code...Décision pas évidente quand on a énormément investit !

Du côté de la demande:

Certains analystes partent du principe que la réduction des budgets va favoriser l'open source...

Pas si évident que cela, nous savons que l'open source nécessite souvent un investissement de départ important, que c'est justement la première année de migration qui est la plus couteuse et qu'il faut investir sur le moyen terme. Investir, un verbe pas tellement d'actualité ;-)

Sans compter que les Saas et cloud computing vont aussi en profiter pour faire miroiter des possibilités d'économie ou du moins l'étalement progressif...

Ainsi comme la plupart des entreprises du secteur, l'open source va sans doute souffrir de cette crise. Je pense surtout aux éditeurs qui supportent le développement de leur solution seul ou avec une communauté réduite.

A contrario, les projets plus communautaires vont bénéficier du report des investissement de certaines entreprises qui abandonneront des projets internes pour chercher davantage à adapter des produits open source.

Bilan (digne de madame Soleil): l'open source va sans doute continuer à croître mais laissera quelques cadavres sur le chemin.

Boule_cristal1.png

A bientôt, Jonathan

vendredi 19 décembre 2008

Firefox et le phénomène de dépendance technologique

Bonjour,

Une fois n'est pas coutume une très bonne analyse de Philippe Scoffoni sur Firefox considéré comme un outils risqué pour les entreprises.

C'est intéressant car on s'aperçoit que l'utilisation d'une technologie tient parfois à peu de chose...

L'exemple de Firefox est intéressant car c'est un outils qui concrètement équivaut sur bien des points à IE et le dépasse sur d'autres.firefox-eye.jpg

La stratégie de Microsoft continue ainsi a bien marché car en créant une dépendance entre ses différentes solutions (phénomène de captation), elle favorise l'utilisation de ses produits même dans les situations où ils ne sont pas les plus pertinents.

Cette problématique se rencontre chaque jour en entreprise quand on travaille sur la migration open source, on est souvent bloqué par le choix d'une technologie, d'un éditeur. C'est ici, où les entreprises devraient vraiment réfléchir en terme stratégique à l'impact de leurs choix car plus elles choisissent la facilité avec des solutions packagées propriétaires et plus elles favorisent leur dépendance pour le futur envers ces éditeurs.

Mais cela aussi s'évalue: Ma dépendance vis-à-vis de ce fournisseur est-elle critique ou engendre-t-elle des risques stratégiques pour le futur en fonction de mon activité ? Parfois oui ou parfois non selon l'activité de l'entreprise. Deux situations proches peuvent aboutir à deux réalités différentes.

A bientôt, Jonathan

mercredi 10 décembre 2008

Editeurs open source: Plus égocentrique que Microsoft ?

Bonjour,

Ah, enfin un titre provocateur !

Si je le lance ce n'est pas anodin, c'est une véritable question de pratique basée sur deux situations concrètes que j'ai vécu récemment. En contactant des Éditeurs Orientés Service (What else ?) open source en voulant leur proposer de devenir intégrateur, j'ai rencontré un mur de silence. "Intégrateur non! Partenaire oui !", la différence c'est dans le premier cas on paie l'équivalent d'un SAV, de prestation de service, de garantie et de l'autre on coupe la poire en deux...Ce n'est pas la même démarche...Faire 50/50 sur de la prestation logiciel c'est beaucoup surtout si on veut juste proposer nos services à des pme/tpe....

Cette démarche met en exergue la limite actuelle du modèle open source: Comment peut-on (doit-on) rémunérer les éditeurs ? Les développeurs ? C'est un enjeu important car comme le soulignait François Elie lors du forum mondial du libre en citant le fameux adage "tout travail mérite salaire".

Les pratiques actuelles butent devant ce problème et on s'aperçoit que certains éditeurs ne jouent pas toujours le jeu du libre justement parce qu'elles sont les seules à supporter le développement et qu'il faut le rentabiliser. en voulant, pour certaine, monopoliser l'intégration et le déploiement, elles jouent à l'encontre du modèle et se rapproche d'une pratique propriétaire...

Ce n'est pas un situation simple, on peut facilement comprendre qu'une entreprise a du mal à fournir ses produits sans avoir de garantie de prestation derrière. Mais alors pourquoi avoir choisit le modèle open source si on ne respecte pas ses principes ?

Ne vaudrait-il pas mieux pour un éditeur open source de voir diffuser son logiciel via des contrats cadres d'intégrateur que de vouloir monopoliser le marché ? De plus, rien n'empêche de contractualiser sur la concurrence déloyale, l'exclusivité ou non territoriale....Par exemples...Strategie

Bref jouer dans la cour des grands ! La réussite des éditeurs propriétaires est d'avoir développer une véritable stratégie de déploiement via des intégrateurs, sans cela Microsoft serait encore une super PME américaine (c-à-d une multinationale pour nous ;-) ). SAP, SAGE....Et j'en passe.

Signer des partenariats avec d'autres éditeurs, structurer son réseau d'intégrateur serait, à mon humble avis, beaucoup plus efficace que de vouloir jouer solo avec un gros Linux dans le dos (on dirait une chanson de Renaud).

Certains ont déjà fait le pas, d'autres non, c'est cependant un enjeu majeur.

A bientôt, Jonathan

jeudi 4 décembre 2008

Suite "Informatique: Pro vs Anti Libre vers une stratégie de compromis"

Bonjour,

Philippe a fait un commentaire intéressant (Philippe Scoffoni est DSI dans un cabinet de conseil):

"J'aime bien ta phrase " l'open source est stratégique (et non plus militant)". Je crois qu'elle résume bien effectivement de changement de cap qui est en train de se produire.

Mais restons vigilant à ce que le Libre ne devienne pas qu'une sorte de faire valoir médiatique : cf les opérations de communication d'OBAMA sur son site change.gov.

Espérons qu'il ne faut voir en tout cela que la montée en puissance d'un modèle de fonctionnement basé sur le partage de la connaissance dans l'intérêt général. oupsss je redeviens militant.

Paradoxal alors que professionnellement je mixe en permanence solutions propriétaires et libres depuis plusieurs années ? Non c'est une question aussi de maturité des solutions open source."

Merci Philippe pour ton commentaire.

D'un point de vu professionnel nous sommes tous dans un grand écart permanent: D'un côté nous souhaiterions n'utiliser que l'open source et de l'autre la réalité technique nous oblige à d'autres choix.

Je pense que c'est une réaction professionnelle et saine qui prouve que nous ne valorisons pas une solution uniquement par rapport à un idéal mais bel et bien en fonction d'un cahier des charges concret.

Quand à la récupération médiatique que ce soit des politiques ou entreprises, c'est sans doute la rançon du succès.

Le tout c'est de ne pas perdre le cap et de soutenir les actions d'associations tels que l'APRIL mais aussi l'ADULLACT et les Gul locaux qui travaillent sur la pérennité du mouvement.

A bientôt,

Jonathan

mercredi 3 décembre 2008

Informatique: Pro vs Anti Libre vers une stratégie de compromis

Bonjour,

Voilà c'est fait ! Le libre a enfin sa place sur le marché. Le Gartner et autres cabinets de renom le disent, le libre dans le placard c'est fini, maintenant il faut se couper les cheveux, se raser et enfiler un costard (M... se diront certains) !

Mais voilà, on efface pas des années de luttes, parfois peu objectives, comme cela. Aujourd'hui l'heure est au compromis des deux côtés...

D'un côté les acteurs traditionnels, poids lourds, de nombreuses victoires à leur actif, quasi invaincu sur la plupart des marchés.

De l'autre l'open source, un poids léger, un début de carrière difficile mais grâce à la musculation il a reprit le dessus et devient un sacré challenger, voir leader, sur beaucoup de marchés.open source

Le combat commence ? Non pas vraiment car il est l'heure de la discussion, pas toujours évidente car alimentée par des enjeux idéologiques parfois très fort au sein même des deux camps. Pourtant le marché l'impose: Il va falloir discuter, échanger, négocier, trouver sa place et laisser de la place aux autres ! Et pas question d'être au fond de la salle et de passer pour des fanatiques. D'ailleurs, c'est décidé les fanatiques ont leurs paie un billet pour Cuba, ils sont super sympa mais il y a des moments où le compromis s'impose face aux conflit idéologiques stériles.

Cela ne veut pas dire que l'on doit arrêter de défendre ses idées, de donner son avis mais qu'il faut plus largement ouvrir le dialogue, se positionner pour trouver un équilibre. Il n'y a pas d'un coté les gentilles SSLL et de l'autre les méchantes SSII. Les deux ont le même objectif: faire du business.

Le choix de l'open source est stratégique (et non plus militant): Je choisit l'open source car c'est le modèle économique qui me semble le plus pertinent et qui répond, éventuellement, à mes valeurs.

Le choix n'est pas non plus unanime: Ce n'est pas l'inquisition, il se peut très bien qu'une technologie propriétaire corresponde plus à une situation qu'une libre...

Voilà, c'est dit, c'est fait, le libre a de l'avenir et plus seulement dans un garage. Maintenant il s'agit de défendre ses intérêts en bonne intelligence !

A bientôt, Jonathan

Suite Microsoft et le petit Linux rouge

Bonjour,

Voici un commentaire de Alc sur mon post précédent sans doute un peu trop militant (les vieux démons):

"Certes,Jonathan ce n'est pas faux, mais ne connaissons nous pas les uns et les autres dans notre environnement des "pseudo" pur players qui se comportent sous la bannière du libre comme de véritable MS ? et qui ferait bien de lire "la stratégie du dauphin" ".

J'en ai profité pour me cultiver et connaître cette fameuse stratégie du dauphin qui consiste (en simplifiant) à s'adapter à la "vague", à devenir plus réactif plutôt que de combattre ou de se laisser aller. L'avenir nécessiterait une approche plus ouverte et plus souple face à la complexité du monde... ( La Stratégie du dauphin : Les idées gagnantes du XXIe siècle (Broché) de Dudley Lynch et Paul L. Kordis ).

Ma réponse:

C'est vrai que certaines entreprises utilisent le libre dans la même logique que MS. Ou alors veulent imposer le libre comme étant le seul modèle adéquate, le modèle "parfait"...

La vérité est sans doute ailleurs, personnellement je pense que le libre n'est pas universel mais qu'il reste un bon moyen pour rééquilibrer le marché, sans doute le seul à l'heure actuel. Rééquilibré le marché dans le sens libéral ou anti libéral selon ses idéaux politiques:

- Libéral: il permet plus de concurrence et favorise l'innovation (si si) sur un marché qui en a besoin,

- Anti libéral: Il permet de donner accès à l'informatique à tous et de rendre indépendante les stratégies des états vis-à-vis des entreprises informatiques.

Pour autant peut-on le généraliser à l'ensemble du marché ? Je ne pense pas, tout est une question d'équilibre.

Merci pour votre commentaire, Jonathan

mardi 2 décembre 2008

Microsoft et le petit Linux rouge

Bonjour,

Un petit post sur le ton de l'humour concernant le soudain revirement stratégique de Microsoft à l'égard de l'open source.

La sincérité d'une telle démarche peut être mis à mal par la stratégie de domination du marché de l'entreprise des deux dernières décennies, d'autant que le mouvement du libre a trouvé en elle une icône du combat contre le "maaaaaaaaaaaaal" :-o (caricature que l'entreprise à alimenter par des erreurs stratégiques) !

Mouvement de guérilla qui a durée pendant plusieurs années et que le libre semble être en cours de remporter un petit morceau de gâteau tombé par terre...

Pourtant la firme a souvent dit qu'elle était à l'écoute du libre (Oh grand-mère comme tu as de grandes oreilles...) Elle a mène développer des partenariats avec d'éminents membres du libre (Oh grand-mère comme tu as un long nez...)

Mais le danger est-il réel ? Question légitime quand on sait que le loup est dans la bergerie et malgré son bonnet de grand-mère il a toujours les dents bien aiguisés (Oh Grand-mère que tu as de grandes dents...)

Le danger ? Mais de quel fantasme parle-t-on ? Vous connaissez vous une entreprise qui accepte de laisser partir ses parts de marché pour une "vision communautaire" ? Pensez-vous sincèrement que l'on laisse rentrer un ennemi sous sa maison et on lui ouvre ses secrets ? Connaissez-vous le proverbe du scorpion et de la grenouille ? Malgré que la grenouille ait aidé le scorpion a traversé une étendue d'eau celui-ci la pique et ils se noient tous les deux. Pourquoi ? "Parce que tu es une grenouille et moi un scorpion".linux_vs_microsoft.jpg

Bref sans être philosophe, ni avoir un sens inné de la stratégie, on comprend facilement que Microsoft est venu au libre par la force des choses mais qu'elle n'aura de cesse que d'influencer au maximum le marché pour qu'il aille dans son sens (propriétaire).

Peut-on lui reprocher cette stratégie ? Pas vraiment car à leur place on ferait sans doute la même chose... Mais comprendre ne veut pas dire forcément accepter !

Tel le petit skywalker face à l'empire obscur : "Le combat continue" ;-))

A bientôt, Jonathan

lundi 17 novembre 2008

Histoire rapide, incomplète et peu pertinente de l'informatique

Bonjour,

"Au commencement il n'y avait rien, puis vint l'open source...."

Au début les logiciels étaient considérées comme de simples outils et les entreprises se concentraient sur le Hardware, ce qui les a perdues par la suite.Donc pas de problème pour échanger, implémenter les applications vu qu'elles étaient considérées comme peu pertinentes.

Idem pour Internet qui est ouvert de fait (On peut tous l'utiliser, y intégrer les informations que l'on y souhaite, échanger...).

Ensuite le logiciel a commencé à dominer le marché face aux technos, avec une course à l'innovation et à la captation du marché ( avec les formats , les licences...) pour arriver à nos jours où ce sont les applications qui font le jour et la nuit ( Vista est un bon exemple). 00521619.jpg

Cependant, il semble que nous assistions à une troisième évolution du marché qui porte le service au premier rang de l'informatique avec le Saas, l'open source (qui abolit les coûts de licence donc transfère la valeur ajoutée sur la prestation de service). Il ne faut donc pas s'étonner de voir l'Afdel se pencher sérieusement sur le sujet ni les leaders du marché aller en courant (gare à la chute) vers le l'open source, le Saas, le cloud computing...

L'avenir nous dira le reste, Jonathan

mercredi 5 novembre 2008

Forum mondial du libre: Un évènement de trop ?

Bonjour,

Une petite discussion salvatrice s'impose !

Suite à un article paru dans LMI que je vous invite à lire.

L'article est critique sur la pertinence d'un tel évènement, si vous allez dans les commentaires vous aurez l'avis d'un lecteur et la réponse de Olivier Rafal Rédacteur en chef LeMondeInformatique.fr.

Le débat est donc lancé, nous sommes à trois évènements concernant le libre avec une dimension mondiale, RMLL, Paris Capitale du libre et maintenant le Forum, pour un petit pays comme le notre. L'importance de mobiliser les acteurs du libre, de donner une lisibilité à ce mouvement est essentiel. Ces évènements sont primordiaux mais n'envoie-t-il pas des signaux négatifs aux autres acteurs du marché de l'informatique ? A l'heure où l'open source tend à acquérir ces lettres de noblesse, à devenir un axe incontournable de la stratégie des décideurs informatiques, quel est le message a faire passer ?

Ne devrait-on privilégier des approches locales,s'appuyant sur les GUL locaux très actifs, et un unique évènement national et un autre international ? Dans ce cadre, Paris Capitale du libre peut être considéré comme un évènement local ("Paris n'est pas la France"), les RMLL plutôt un évènement international mais qui est parfaitement compatible avec le Forum (public visé).

Donc au final, nous sommes bien dans des évènements de différentes dimensions, avec une concurrence (complémentarité ?) entre les RMLL et le Forum que j'espère disparaitra pour le profit d'une action commune. gay-batman-superman-handshake.jpg

Pour conclure, je citerai Olivier Rafal: "Cela dit, vous êtes bien sûr libre de penser ce que vous voulez, et d'ignorer des dissensions qui sont bien réelles. Sont-elles dommageables au monde du Libre ? Certainement. Devrions-nous les passer sous silence ? Je ne crois pas. Le Libre est encore jeune, en pleine structuration, des erreurs sont commises, des choses formidables ont émergé et d'autres continuent d'être faites, c'est normal et il faut l'accepter. Avec tous mes encouragements aux organisateurs pour ce prochain événement,"

Ah ces jeunes faut toujours qu'ils se fassent remarquer !

A vos avis,

Jonathan (A propos j'y vais et vous ?)

Plus d'infos: http://www.openworldforum.org/fr/accueil/

mercredi 22 octobre 2008

Naissance d'un blog: L'open source mais c'est un truc de chevelus ?

On savait que des entreprises comme IBM ou Sun Microsystem avaient déjà intégré l'open source dans leurs stratégies depuis longtemps. D'autres noms viennent ensuite HP, NEC, AMD et même...Microsoft!!
Des cabinets de renom comme Gartner, Pierre Audouin Consultants nous prédisent un impact accrue des logiciels libres. Des chiffres pleuvent, un marché de 2 milliards uniquement sur le marché français d'ici 2012 (PAC, 2008), 12 milliards en Europe (Etude MERIT, 2006). 70% des solutions informatiques comprendront au moins une couche open source (Gartner, 2008).
Bien sûr, nous avons tous entendu parler du libre, de Linux particulièrement.

Des images nous reviennent alors:
- Linux: un truc imbuvable avec des lignes de commandes,
- Le libre: une armée de chevelus mal rasés qui nous parlent de l'informatique comme d'un mouvement politique.
On a bien essayé, certes, mais aucun de nos informaticiens n'étaient capables de gerer les technos et ils se retrouvaient démunis devant un petit bug.

Un malaise nous saisie alors: Que se fait-il que nous n'avons rien vu venir ? Comment a-t-on pu passer de ce marasme à un marché prometteur et en plein développement ? Mais surtout, LA question existentielle: Comment me positionner par rapport à l'open source ? Où trouver les infos pour l'intégrer à notre système d'information ? Comment l'inclure à mon offre de service ? Y-at-il de l'argent à prendre ou à gagner ? Et comment ?

Bien entendu, si j'avais les réponses à toutes ces questions je ne serais pas là derrière mon clavier mais en train de sauver mes investissement sur les bourses du monde entier.
Ce blog aura pour objectif, on ne peut plus prétentieux, de mieux vous permettre d'appréhender ce marché et ses problématiques.

Peu de métaphysique et beaucoup de concret, pour un doctorant cela va être dur ;-).

J'essaierai aussi de vous proposer des témoignages et des sources pertinentes où trouver les infos.
A bientôt,
Jonathan